Ce n’est pas 2 minutes que j’ai passées sur le texte, c’est une bonne partie de ma soirée. J’ai lu les mots un par un, et tout à coup, je l’ai vu ! Zut car je l’aurais volontiers intégré quand j’ai fait le texte (il n’est pas trop tard).
J’ai même tout retranscrit sur Excel pour vérifier que je n’avais rien loupé. J’ai vu un point (.) qui était nouveau par rapport au texte de base. Ce point n’est pas négligeable et j’en tiens compte, mais je ne sais pas s’il était voulu.
Pour ce qui est de ton texte, j’hésite entre Dada ou l’art minimal, mais ça me fait encore plus penser à « l’écriture sans écriture », qui consiste notamment à copier des textes et à les placer dans un contexte qui les transforme. Toi, tu as copié les 773 mots, et en y ajoutant 9 lettres qui forment un mot (et pas des moindres), tu en as fait ton propre poème. Pour ma part, c’est tout à fait recevable.
Je ne sais pas si tu connais Kenneth Goldsmith, poète américain et fondateur d’Ubuweb. Un jour, il s’est approprié une brève d’une agence de presse d’un journal new-yorkais, qui annonçait que Modiano avait reçu le prix Nobel de littérature. Il l’a scandé en pleine rue et par ce geste, il en a fait un poème.
Il y aurait tant à dire sur ce sujet, c’est passionnant tout ça. Il nous faudrait plusieurs vies pour faire le tour.
Voici le poème dans la rue de Kenneth Goldsmith qu’il scande dans la rue:
Ça, c’est LA mine d’or par excellence : Ubuweb. Il l’alimente depuis une vingtaine d’années, et il est impossible d’en faire tout le tour. Parfois, je me demande s’il connaît tout ce qu’il poste dessus.
http://www.ubu.com/
N'empêche, heureusement que je t'aime bien, tu lis tous les textes sauf le mien
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