Voici le texte entier et final. J'ai modifié un ou deux mots.
Mais voilà. C'était du labeur, en tous cas
@CellarDoor , tu as bien dû rire quand tu m'as dit "bonne chance".
Maintenant, c'est la fête: je vais pouvoir lire vos textes.
PELOPS ou l’IMPOSSIBLE FUMISTERIE
Seize mai, FOIRE de la TOMATE à PLEAUX. BRUNO AUDIARD, un LOULOU de LA MEUSE reconverti en PAYSAN-ARTISAN du CANTAL, est descendu à la FETE. Il a vendu son LEVAIN et son ELIXIR à la POMME, qui ne tient ni de la MAGIE ni de l’ALCHIMIE, mais à un SUBTIL melange MATHEMATIQUE et à quelques ALAMBICS. Il caresse la CRINIERE de CALYPSO, sa petite PONEY, qui répond PROUT. Bien qu’il ne soit pas MASTIGOPHORE, Bruno tient une GARCETTE dans l’autre main. Les deux mille AMES qui vivent ici l’appellent CANAILLE, à cause de ses ANTECEDENTS et de ses CICATRICES. De son passé de REVOLTE, il n’éprouve aucun REGRET, il revivrait tout à l’INFINI. Il n’a commis aucun MEURTRE. Il a seulement BRULE la BARAQUE A FRITES de CHARLIE, l’a réduite à NEANT et ne verse pas une LARME. Tout ça pour un fait devenu trop BANAL. Ce CON-FINI de Charlie n’avait jamais payé son SALAIRE à BRUNO, lui qui, en bon CAMARADE, avait tenu la BOUTIQUE pendant que l’autre était occupé à SILLONER l’OCEAN près de LA ROCHELLE sur son TRIMARAN JAUNE, accompagné d'une COURTISANE. A son RETOUR, CHARLIE lui avait dit « MERCI FRANGIN », lui avait donné un bidon d’huile de VIDANGE pour sa MOBYLETTE, et lui avait tendu une CLOPE et un WHISKY. Bruno avait pensé « VERTUCHOU ! » et sans laisser s’ECHAPPER de CRI, il était parti. Sa COLERE avait atteint son PAROXYSME. Il refusait la « SODOMINATION », témoignage de sa FILIATION avec ses GRANDS-PARENTS. En effet, en 1940, ce couple HUMANITAIRE était entré en RESISTANCE dans le VERCORS. Ils ne craignaient pas de DESOBEIR. Elle écrivait des LETTRES codées de sa MAGNIFIQUE ECRITURE et son mari faisait le MESSAGER. Ils avaient pris respectivement les pseudonymes de PROFANE-PEG et OSKUR. Dans la FAMILLE AUDIARD, on n’était pas des PIONS et encore moins des « CONS FIENT NES ». On avait de l’AUDACE, on ne se laissait pas ANNIHILER.
Au CREPUSCULE, un FRISSON avait traversé Bruno lorsque la FRITE ROYALE avait pris FEU. Dans un SOUFFLE, tout était parti en FL’AMES. Bruno avait atteint la CATHARSIS. Le lendemain, il était CON FIT NEZ au PENITENCIER, d’où il avait tenté de s’EVADER. Il n’avait jamais revu le GNOME coupable de DELATION. Tant mieux, car durant des soirs de BIERE, il aurait pu sortir un POIGNARD ou des MUNITIONS. C’est bien POSSIBLE.
Un peu plus tard, il avait appris au JT et sur BFM que cette FRIPOUILLE de CHARLIE entretenait des LIENS avec la MAFIA, le clan de CERNAY et faisait du trafic de POUDRE, de la PURE, qu’il faisait passer dans des doublures de vestes en ALPAGA stockées dans des sacs de POUTURE.
Après six mois de PROMISCUITE, il était retourné dans la NORMALITE et s’était mis au VERT, près d’une BLAIREAUTIERE, en HAUTEUR et en pleine NATURE. Il vivait en SYMBIOSE avec MINOUCHE (son vrai nom était ANNICK LE CORBUSIER) et leur CHATTE REBELLE. Ils avaient trouvé une TERRE en FRICHE pleine de CAILLOUX, qu’ils avaient réussi à ABONNIR, et une baraque à l’ABANDON qui avait pris la FOUDRE et la TEMPETE. Dans l’INTIMITE de leur ALCÔVE, ils pouvaient S’ENLACER en dominant la CANOPEE et un CIRQUE à l’HORIZON. Dans la FORET, on entendait TANTOT une LOUVE tantôt un CERF. Ils avaient construit une EOLIENNE et vivaient en DECROISSANCE, ça n’était pas une UTOPIE. Ils ne connaissaient pas la SOLASTAGIE.
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JANICE est assise à la table, sous l’enseigne de la FRANCAISE DES JEUX. On entend une CHANSON, un ACCORD mineur: « Je t’ai RENCONTRE par HASARD……. Je conserve le PIANO ». Au bar, quelqu’un dit d’un ton ACRIMONIEUX « Mais non, ABBY, c’est pas BRASSENS qui chante, c’est l’autre ». Vêtue d’une ROBE sans FIORITURE et d’un foulard UNI ARACHNEEN, Janice suce avec DELECTATION une GLACE au CARAMEL, qui ressemble à une PATE A MACHER. Derrière sa FRIMOUSSE de CANDIDE se cache une CAGOLE AMOUREUSE et PUGNACE. MAMAN ne cesse de la COUVER et de l’ETOUFFER, mais Janice n’a plus QUINZE ans, en plus elle est l’aînée de la FRATRIE. Elle n’a qu’un seul REVE : BAISER avec Bruno, devenir sa FLAGELLATRICE. Elle croque un DELICIEUX COOKIE en forme de PAPILLON et se lèche la BABINE. Elle s’arrête de RESPIRER l’ESPACE d’un instant pour essayer de VAINCRE UN GRAND MANQUE de TENDRESSE qu’elle éprouve.
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A quelques encâblures, ANNABELLE, une BEAUTE SUBLIME à la PEAU d’OR, sort du CIMETIERE. Elle a déposé une COURONNE de ROSES et un CHRYSANTHEME sur le MAUSOLEE des amis de la CONSTITUTION, dont l’EPITAPHE porte la devise « VIVRE libre ou MOURIR ». Ici les gens l’appellent avec HUMOUR la GOURGANDINE. Annabelle répond que son SEXE est MULTICULTUREL et qu’elle n’a pas de PATRIE. Que la LIBERTE, elle adore ça. Elle est une femme de VERTU, fille de BAYLES. BREF, elle mérite le RESPECT, un POINT c’est tout.
Sa bonne ETOILE la mène à l’EGLISE de la RESURRECTION, qui recèle un TRESOR, une ENLUMINURE médiévale de ROME, ainsi qu’une relique, un morceau du PREPUCE de JESUS. Ça fait longtemps qu’elle n’a plus fait la COMMUNION. Elle allume une BOUGIE, et, pleine de sa SPIRITUALITE empreinte de SYNCRETISME elle récite à pleins POUMONS une prière APOSTOLIQUE qui comporte un METISSAGE de CROYANCES. Elle fait INLASSABLEMENT le signe de CROIX et parle en OCTOSYLLABE. Annabelle implore les CIEUX de ne point la frapper d’ANATHEME ou d’un mauvais KARMA, et de lui accorder MISERICORDE. Sa discussion avec DIEU terminée, elle prend une grande RESPIRATION et lui exprime sa GRATITUDE pour la CONFIANCE retrouvée. Avant de SORTIR, elle pose un REGARD sur une fresque, qui représente EVE, le fruit DEFENDU rouge comme un RUBIS et le SERPENT se lovant autour d’un TILLEUL, et qui a la COULEUR d’une AMETHYSTE. Elle se sent comme en APESANTEUR, en HARMONIE avec le CIEL, c’est la JOIE. Elle se dit que ça doit être ça, le YIN-YANG.
Elle rentre dans sa VOITURE, réajuste son BOLERO et sort son SAMSUNG GALAXY. Elle fait défiler la liste de ses contacts et le nom ALEATOIRE d’ELISA apparaît. Avant de COMPOSER son numéro, elle décolle la ficelle de son STRING d’entre ses FESSES. Ces FROTTEMENTS, ça lui donne des HEMORROÏDES. C’est L’AMANT d’Elisa qui répond au téléphone. Il crache ses POUMONS. Normal, se dit Annabelle, il n’arrête pas de CLOPER, le ROGER, ce LIBERTICIDE EGOCENTRE, qui se prend pour UN PHOENIX. Non content de POURRIR la vie de ELISA, ce MENTEUR et monstre d’EGOISME lit ses MAILS et maintenant, il prend ses appels. Avec sa coupe de HERISSON, il a pris le POUVOIR, et dans sa BEANCE, ELISA a la VISION troublée. ROGER, qui a autant de CULTURE qu’un ORNITHORYNQUE et qui a le sourire d’un CHIROPTERE, a vu la FRAGILITE d’ELISA. Il est rentré dans la BRECHE et maintenant, il piétine cette RENONCULE.
En parlant au téléphone avec ACRIMONIE, Annabelle se gratte un FURONCLE tout en observant une petite ARAIGNEE courir sur son pare-brise. Des reflets sur la vitre donnent une ILLUSION d’IRIDESCENCE. Puis, ses doigts se mettent à PIANOTER sur le volant, Nerveuse, elle fait claquer les pointes de ses ESCARPINS. L’ANGE LINE est vite redescendue de son NUAGE et maintenant, elle est une LIONNE au bord du BLASPHEME. Pour éviter de dire une SOTTISE, Annabelle prend son GANT et commence à le MORDRE avec ARDEUR. Elle reste en APNEE, au point de voir son ARTERE se gonfler. Au rétroviseur, elle a suspendu une plume d’HIRONDELLE collée à un ECORCHE-CIEL en BRONZE. Cet objet APOTROPAÏQUE AZTEQUE l’aide à SURMONTER la MELANCOLIE, le CHAGRIN, le DESESPOIR, la DECADENCE, et permet de survivre en cas de SEISME de TRAHISON. C’est MANO qui lui en avait fait DON quand ils étaient AMANTS.
Dans sa BIENVEILLANCE pour ELISA, elle garde toujours ESPOIR. Dès que Roger sera ABSENT, Annabelle organisera son EVASION. Elle prendra deux BILLETS pour MIAMI ou la NORMANDIE, BINIC, Saint-MALO ou même le NORD de la BELGIQUE pourvu qu’il y ait une PLAGE, pourvu qu’il y ait du SABLE, dans lequel elles pourront DESSINER des ARABESQUES. Sans aucun ANCRAGE, elles pourront partir en VOYAGE comme deux HIRONDELLES, au gré du VENT. Annabelle pouvait AIMER en AMITIE comme on aime d’AMOUR INCONDITIONNEL, encore que, l’AMOUR, elle n’y pouvait plus CROIRE, c’était une MASCARADE.
Sur le trottoir passe CHRISTIANE. Elle est la descendante des amours CLANDESTINES d’un soldat REFORME de HAMBOURG né en 1850 et d’une chanteuse d’OPERA de SEDAN. La mort de son aïlleul est entourée de MYSTERE, mais sur un POLYCOPIE qui le concerne, figure UN MOT : EPECTASE.
Depuis sa NAISSANCE, Christiane a entendu parler de TRAGEDIE, de HAINE et d’APOCALYPSE. En lieu et place de DESILLUSION, ces mots ont EVEILLE en elle un DESIR ARDENT de VERITE, de comprendre L’HUMANITE, l’INHUMANITE, le TRANSHUMANISME, les ABSOLUTISMES. Ce refus de FATALITE et cette envie de PROGRESSER, c’est sa forme de RESILIENCE, son ESPERANCE. Elle vit en SOLITAIRE dans un STUDIO, qui est aussi son BUREAU. Son ORDINATEUR en REINITIALISATION, elle ne peut pas réviser son examen PARTIEL. Elle s’offre le LOISIR de FLANER, histoire de se RESSOURCER et de s’INSPIRER. Elle a pris une FEUILLE et un RECUEIL édité par le collectif GRUPPETTO. Elle entre dans le bar-TABAC et commande une DESPERADOS. Elle scrute l’étiquette de la BOUTEILLE, pour vérifier la TRACABILITE. Elle ouvre son livre qui débute par une DIDASCALIE, lit la première LIGNE, une PRETERITION qui comporte un CALEMBOUR. « Ici, ce n’est pas l’IDEAL pour lire». Un homme, qui ressemble au beau-père dans KAAMELOTT, lui demande avec POLITESSE COMMENT elle va. Elle répond par une LITOTE et devient rouge comme une PIVOINE. Elle mange une OLIVE, fait des GRIBOUILLAGES sur sa feuille et la plie en ORIGAMI. Ça ressemble à une SALAMANDRE. Il lève son verre et lui dit « NA ZDROWIE ». Il a une CICATRICE ou une ride au-dessus du nez.
Il se présente : HUGO SERG’ Il est SOIGNANT en PSYCHIATRIE. Mais son métier, aujourd’hui, c’est plus de l’ENFUMAGE que du SOCIAL. Il passe son temps à inscrire des noms et des chiffres sur des TABLEURS. En plus, ce qu’il gagne, c’est INDENIABLEMENT pas l’PEROU. NONOBSTANT la DECADENCE, il garde la PECHE et voit le POSITIF. Et elle, de quelle GALAXIE elle vient ? Elle lui raconte avec HUMILITE qu’elle a étudié l’Egyptologie à LYON, elle est spécialiste du CARTOUCHE d’un SARCOPHAGE dans lequel figure le FAUCON. Ce travail l’a dirigée vers un postgrade en ESCHATOLOGIE. Elle rédige une thèse, sur laquelle elle touchera des droits d’AUTEUR, qui parle d’un MANUSCRIT trouvé dans un grenier à ROME, qui provient de la chapelle SIXTINE. Ce document évoque un passage du livre de l’EXODE, dans lequel apparaît un PHILISTIN. Dans son EMOI, Christiane laisse s’échapper un BURPEES. Hugo Serg’ la regarde avec EMERVEILLEMENT. Il se sent PROCHE d’elle, PARTAGE les mêmes VALEURS. Les ENERGIES de leurs AMES s’entrechoquent.
Il ne fait pas dans l’ULTRACREPIDARIANISME et n’est pas un PINOCCHIO. Aussi, il lui dit simplement qu’en REALITE, elle est en quête du GRAAL et que ça tombe bien, lui aussi. C’est son EXUTOIRE, même si c’est ILLUSOIRE. Il offre la TOURNEE. Elle ne veut plus de Desperados, trop d’ACIDE citrique. Elle prend un BORDEAUX, lui une CHIMAY.
Dans l’EUPHORIE et la CHALEUR de cet instant MAGIQUE, il lui propose des LASAGNES. Elle résiste à la TENTATION et lui répond avec un air CIRCONSPECT qu’elle va voir le CONCERTO de BACH pour HAUTBOIS et INSTRUMENTS à cordes. Puis elle dit « je REVIENS » et part au WC. Hugo Serg’ verse un peu de SEL dans le creux de sa main et lèche. Il ouvre avec DOUCEUR le recueil et lit des mots étranges: MENTEUE, CŒUR-FINEMENT et INFINI AUDE et CONFIN’AIMANT. Sur la page de garde au-dessus de OULIPO, il dessine un MYOSOTIS à côté d’un LYS. Il se lève et avant de PARTIR, sort une GAULOISE d’un geste CHEVALERESQUE.
Il passe devant Janice qui feuillette la MONTAGNE. Un article LACONIQUE titre sur le couple ETERNEL-EPHEMERE le plus CHARNEL de L.A.: ALEXANDRA ROSE(S) (Miss UNIVERS) et PHOENICIA LIVES (fille du PRODUCTEUR), qui fêtent avec BONHEUR leurs RETROUVAILLES. Janice aimerait aussi se TATOUER une LICORNE comme Phoenicia. Autrement, rien de FASCINANT. La POLITIQUE, les SOIGNANTS en REBELLION, l’IMPOT sur la fortune, le CAPITALISME, la DESOBEISSANCE CIVILE, les MIGRANTS, le BRESIL, la DICTATURE, l’INSURRECTION, la TERRAFURIE, le PANGOLIN en voie de DISPARITION, la PAUVRETE, les MANIFESTANTS en JAUNE place de la NATION ou devant l’Arc de TRIOMPHE… Mais LOL !!! tout ça, elle s’en fout. Ce qu’elle veut, c’est s’AMUSER avec un BRUNO ITHYPHALLIQUE, qu’il lui fasse un ANULINGUS en lui caressant la FESSE. Elle retourne dans son COCON, elle doit BIENTÔT nourrir son OCTODON, qui est toujours PONCTUEL. Après, elle ira piquer la PS4 de son frère LLOYD, à moins qu’elle ne fasse un STREAM LIVE.
A sa fenêtre, le FACTEUR CHEVAL observe Janice marcher sur le trottoir. Cette ENFANT DOCILE reflète l’INNOCENCE et la PURETE. Elle a tout l’AVENIR devant elle, pense-t-il, lui le PESSIMISTE et CONDAMNE à VIE à une INEFFABLE SOLITUDE.
Depuis l’UNION d’ANA MOREAU avec RAYMOND de CHAMPAGNE, il descend le STYX. Le problème, c’est que NOCHER ne gère pas bien les COURBES. Normal, c’est un MARIN d’EAU douce. ENFERME du MATIN au soir, la BARBE de Cheval sent la VIEILLE CHARENTAISE. Devant cette METAMORPHOSE, Son MIROIR le regarde avec DEGOUT et lui dit qu’il n’est qu’une OMBRE sans COURAGE. Il SOMBRE pendant qu’elle et lui font le tour de l’EUROPE. D’après COLOMBINE la voisine, ils se trouveront TANTOT à MESSINE. Cette nouvelle a fini de l’ANEANTIR. A l’EPOQUE, le facteur Cheval avait parlé à ANA d’un PROJET de MARIAGE, elle avait répondu NON. Ne laissant aucun REPIT à ses ESPOIRS, il avait REITERE au PRINTEMPS. Elle lui avait posé un LAPIN.
CERTES, il bénéficie du SOUTIEN de son AMI le PERE SAUVAGE, un EDUCATEUR SPECIALISE, qui se pointe parfois avec l’APERO, des CIGARETTES et du BOUILLON. En général, ça finit le MATIN, dans le JARDIN en compagnie des LUCIOLES, au JACK et à la GUITARE. On croirait voir deux ASSOIFFES. Le facteur joue du FLAMENCO et du TANGO. Il redevient PROLIXE et retrouve un peu de FORCE. Ces LIBATIONS, c’est son seul SOLEIL, à cet HUMAIN tout RABOUGRI. Sitôt son SAUVETEUR parti, c’est bonjour TRISTESSE et AMNESIE. Il avale du PARACETAMOL avec un EXPRESSO, se remet à JEUNER et RETROUVAILLE avec DESOLATION.
Cheval ferme le CONTREVENT, se retourne comme un ROBOT, ôte son MARCEL et sort un choix ECLECTIQUE de VINYLES. Sur une pochette, il y a une PUPILLE dilatée surmontée d’une chevelure ROUGE, venue d’une autre PLANETE. Il sort aussi « 5D » et « Supertramp PARIS ». Il enlève le CENDRIER, se couche contre son CHAT CALIN CALIGULA, et s’écoute ASYLUM en LIVE. Un chef-d’ŒUVRE. Le passé lui revient comme un BOOMRANG : TOULOUSE qui l’a vu NAITRE, LEILA cette petite PERLE ROUSSE, le lycée, MASSILIA, Massilia, Massiliam, et caetera, les vacances SIROCCO à GIRMONT dans LES VOSGES. Lui revient aussi en mémoire ce CONCERTALASSEMBLEE DYONISIAQUE (quel EUPHEMISME !) de Gogol Ier avec LA HORDE, où la VODKA coulait en CASCADE. Ça l’avait DESINHIBE. Il avait pris son ENVOL. De l’INSOUCIANCE et du PLAISIR, il n’avait pas CONSCIENCE, ce petit BERURIER. Sa PASSION à lui, c’était la COSMOLOGIE. Il avait attrapé le VIRUS des ETOILES. En ce TEMPS-là, pas d’INTERNET ni de NETFLIX, ou de LE PEN au premier tour. MACRON jouait encore avec son MASQUE de SCHTROUMPF, il ne connaissait pas le mot DIVIDENDES ou CORONAVIRUS.
Le facteur éteint la LUMIERE. Au loin, il entend des ENFANTS RIRE et une MESANGE ZINZINULER. Il commence à SOMMEILLER et remet tout au lendemain : BETELGUEUSE, l’étoile POLAIRE et LANIAKEA. Il s’embarque dans un SONGE ROCAMBOLESQUE et non pas UBUESQUE mais plutôt kafkaïen.
Il marche le long du RIVAGE et suit sa DESTINEE. Un CORBEAU, qui rit comme une MOUETTE, lui montre le chemin, puis disparaît dans la BRUME. Pour Cheval, c’est la DAMNATION. Il s’accroche à la BALUSTRADE pour ARPENTER une route à côté d’une RIVIERE. Il entend jouer du XYLOPHONE. Pris de SYNESTHESIE, il associe chaque son à un TOURBILLON de couleur, et à chaque couleur une VIBRATION. A sa droite se trouve un champ avec un COQUELICOT INCANDESCENT au milieu. Il croise un LION tout LISSE qui a la couleur des BLES et le regard de NEO, mais Cheval ne peut pas RELEVER ça car il n’a jamais vu MATRIX. L’animal a subi une AMPUTATION de la queue. A cet instant, il entend à nouveau le XYLOPHONE jouer et, par TRANSMISSION de pensée, il apprend que ce lion est en fait une CHIMERE. Il a peur de se faire ANEANTIR. Heureusement, une ville apparaît au loin mais lui est ENCALMINE. Ce sont les bâtiments qui s’approchent de lui. Le premier, un SEMAPHORE avec une grande EMERAUDE clignotante. Quand la porte l’engouffre, il réalise qu’il se trouve dans une MOSQUEE. Le décor est GRANDIOSE et plein de SINGULARITE ONIRIQUE. A nouveau, il entend jouer du XYLOPHONE. Il tombe sur un CANDIDAT à la PENITENCE en train de se faire RATIBOISER par un CHEVALIER qui porte en lui la SENSUALITE d’un MAITRE de POKER. Ce maître CLANIQUE a la tête appuyée sur le ventre d’une GAIA en pleine GROSSESSE. A quelques mètres, c’est la CATHEDRALE de FLORENCE. Il fait une recontre IMPROBABLE près d’un pilier : KASIA-VALENTINA, sa professeur d’EROTOGRAPHOMANIE. Elle porte une jupe BOHEME qui la rend très EROTIQUE. Elle le salue d’une ETREINTE avec CONCUPISCENCE. Elle lui chuchote « OBRIGADO, obrigado ». Il lui demande « pourquoi obrigado ? », elle lui répond « parce que je suis originaire de SINGAPOUR ». Cheval commence à BLEMIR, il sait que tout ça, c’est des MENSONGES, et il ne la trouve plus ENIVRANTE. Mais elle ajoute d’un ton sévère que « collés ENSEMBLE, VARSOVIE et LES ARDENNES forment une même ENTITE, c’est le principe de base du management INTERCULTUREL ! » Elle est VISIONNAIRE et pour ça, il lui doit RECONNAISSANCE ! Il met des BOUCHONS dans les oreilles pour ne plus ENDURER telle INEPTIE. Il ressent de l’AMERTUME mais n’arrive pas à la DETESTER. « TOI et MOI resterons ETERNELLEMENT UNIS dans la FRATERNITE, et l’INTERDEPENDANCE », lui dit-il. Mais Kasia-Valentina reprend avec une plus grande sévérité : « La POLARITE est INHERENTE A TOUTE CODEPENDANCE, alors va-t-en, CONFIN’AIMANT ! »
Le xylophone recommence à tinter , il ne s’arrête plus. La vibration de chaque note pénétre dans le corps du facteur. Il fait un bond. Son téléphone sonne en pleine nuit. Il le sort. Il est 22h43. Il voit 3 appels manqués et lit un message PONCTUE de !, ? et )), qui n’a rien de SUBLIMINAL:
« Salut PANTIN, ça fait une ETERNITE !! Que deviens-tu depuis LE TEMPS ? T’ES CON-FINE ou tu t’es pris un REVERBERE ???? J’aimerais TE RENCONTRER. Tu vas toujours DANSER ? Tu SHOOT toujours en LIGUE 1 ? Demain MATIN, je t’amène de la CONFITURE à la MIRABELLE

)))) P.S. : J’ai eu des nouvelles de MARGUERITE de LILLE. Elle travaille dans un BORDEL ! XO <3<3 »
Le facteur Cheval décroche un SOURIRE et lance: « Oh PUTAIN, Annabelle ! »