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par CellarDoor
25 nov. 2019, 22:31
Forum : Les concerts
Sujet : 21 novembre 2019 @Toulouse
Réponses : 1
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21 novembre 2019 @Toulouse

Au Zenith
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par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:31
Forum : L'actualité de Saez
Sujet : La revue de presse
Réponses : 49
Vues : 17921

Re: La revue de presse

DIJON : Saez ce mardi au Zenith avec son titre coup de gueule envers Emmanuel Macron

"Le concert s’annonce, si ce n’est explosif, teinté d’une note d’émotion puisque Saez devrait rendre hommage à Johnny Hallyday"

Préparez-vous les dijonnais !
par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:27
Forum : Les concerts
Sujet : 13 novembre 2019 @Rennes
Réponses : 1
Vues : 1271

Re: 13 novembre 2019 @Rennes

Chronique externe de Yann Cholet
http://www.concertandco.com/critique/co ... /53431.htm

Petit tour du côté du Liberté à Rennes où un électron libre est passé. Vision sur le concert d'automne 2019. Damien Saez n'a pas tout dit, ne vous en déplaise ! La nouvelle tournée s'annonce plus propice à l'avènement d'un rock puissant sous fond de textes qui le sont tout autant. On aime ou on n'aime pas mais l'artiste démontre que la poésie poursuit toujours sa route, quoiqu'il en coûte !

C'est long mais généreux...

Le truc avec Damien Saez en concert, c'est qu'on assiste toujours à des spectacles longs mais qui semblent trop courts. Ce genre de concert où l'artiste se lâche totalement pour s'offrir au public. On est loin des "Live" aseptisés et millimétrés à 1h30 point barre ! Le poète maudit du 21ème siècle sait donner de lui et céder des claques verbales à notre monde et notre humanité. Vous n'êtes plus sur les réseaux, sur le portable, vos tablettes ou ordis, mais bel et bien dans l'univers SAEZ ! Lieu où la sensibilité voyage entre un monde surréaliste (celui où nous vivons), des histoires de tranches de vie exacerbées, et des convictions (ou pertes de convictions). Un endroit perturbant où s'enchainent, les unes après les autres, des poésies libres ou belles chansons qui font du bien à entendre. Le tout sur fond parfois de guitare sèche - voix, parfois sous les riffs de musiciens aguerris, capables de vous transporter vers un rock écorché salvateur. Comptez un minimum de 3h de live !

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Vide juridique médiatique...

Un cheminement d'ermite pour en arriver là ? Possible : "Je viens tout juste de sortir de ma grotte et entre ma dernière tournée, il y a 3 ans, et aujourd'hui, j'ai dû croiser 30 personnes" dixit Damien Saez. En une petite phrase lancée au concert de Rennes, le 13 novembre 2019, il résume ses 3 dernières années. Pas étonnant du coup, que l'on retrouve sur scène et dans les bacs, des titres tout aussi arrachés que dans le précédent Manifeste. Plus rock quoiqu'il en soit et ça fait du bien. Saez a écrit et il nous le fait savoir. Certains regretteront l'absence médiatique de l'artiste (pas vu en télé depuis une vingtaine d'années) mais après tout, Il n'a pas forcément la gueule de l'emploi. D'un autre côté, la presse lui rend bien en ne produisant que trop peu d'articles élogieux sur quelqu'un qui le mérite vraiment. On est au cœur d'un vide juridique, entre l'artiste et les médias, qui perdure. C'est lamentable ! On préfère s'acharner à nous faire manger du commercial à toutes les sauces.

Mais que fait la presse ?

Pour cette tournée 2019, on note donc déjà l'absence de véritables papiers structurés sur le phénomène Saez, le fond et l'œuvre. De petites tentatives chez quelques hebdos locaux mais le sommet est vraisemblablement trop haut pour attirer l'attention d'une presse qui tend vers le bas. Personne ne s'attaque au sujet, il semble comme inexistant. C'est comme si les medias "Inrock inclus" omettaient que la scène Rock Française détient une perle rare ! Si l'on considère la vie menée par les poètes maudits en d'autres époques, on comprend pourquoi. Ou peut-être est-ce cette poésie que certains jugent "démago" alors que Damien Saez va bien au-delà de ça, pour qui sait l'entendre. Ou peut-être, est-ce encore la peur de recevoir en pleine face des vérités que l'on n'a pas envie d'écouter ! On préfère de nos jours, vivre dans nos micro-cosmos où le roi, c'est nous !

Copié-collé...

In fine, on ne s'extasiera donc pas devant les quelques lignes ridicules lues sur "Marieclaire.fr", pondues par Juliette Hochberg, qui s'attarde à décrypter "P'tite Pute", un des morceaux du dernier opus, en extrayant quelques phrases qui la choquent certainement plus, que ceux qui aiment le rock. La Juliette parle "d'internautes consternés", d'un Saez "Misogyne et vieux" en se basant sur quelques messages triés sur le volet : non mais vraiment, n'est-elle pas tout simplement déconnectée, elle, de la réalité où elle s'endort ? On comprendra que la journaliste, spécialiste du "Tweet" et "Retweet" défend son monde (il est d'ailleurs possible qu'elle tombe sur mon article en cherchant son propre nom sur la toile). Le seul hic, c'est qu'on parle de musique et d'une œuvre globale, pas de quelques mots isolés dans un texte. Saez en a écrit des centaines. Même critique sur "Huffpost" par Marie Jaso, sur la même chanson : un copié collé du billet de son confrère : jolie démonstration du travail de nos journalistes en quête de clics et qui préfèrent un "copié-collé" agrémenté vite fait, mal fait. Parce que c'est vraiment mal fait et mal écrit ! Vide de tout.

Où est la critique artistique ?

Au regard de ce manque d'intérêt de la presse, qui a délaissé depuis longtemps l'engagement et la vraie critique artistique, on constatera l'avènement d'un monde où les mots de l'instantané doivent séduire et vite. Et si ces journalistes vont encore aux concerts (on a du mal à le croire) c'est sans doute cachés derrière les verres d'un bar VIP, à visionner sur leurs portables leurs propres "Tweet", suspendus à de faux scandales qu'ils fabriquent, et à la "com" qu'ils tentent de générer. Non, Damien Saez ce n'est pas "un retour controversé" avec une seule chanson mais une controverse engagée depuis plus de 30 ans, à la force des tripes et d'une écriture enviée par beaucoup de gratte-papiers désengagés ! Ceux là même ou leurs mentors, qui avaient mené, jadis, Léo Ferré à l'échafaud. Puis, qui ont réduit son œuvre à un titre "Avec le temps va tout s'en va" : une ineptie flagrante. Il faut lire et écouter avant de parler. Certes, il est bien difficile, de nos jours, de causer d'un artiste qui critique trop de partenaires financiers et les politiques contemporaines ? Est-ce cela qu'il faut protéger en le boycottant ? Ce n'est certainement pas comme ça, que l'on redorera cette presse qui s'écroule. Cette presse qui a remplacé le "Porter la plume dans la plaie" d'Albert Londres par un "Ecrire la fausse polémique, qui fait causer à tout prix".

Sur scène, ça claque...

Bref... retour du côté scène après l'aparté : L'entame pourrait sembler un peu longue avec un discours chanté-parlé à sa sauce, un peu redondant parfois. Pas d'inquiétude, la mise en scène est parfaite. On arrive lentement mais surement sur des lumières, qui font tout de suite penser à l'ambiance des concerts de Noir Désir dans les années 2000 (Noir désir en Images - 2 DVD) : rouge pourpre bien tamisé au parfum visuel subtil. Ça plombe les mots et chaque phrase prend de l'ampleur. On ne pourra enlever à l'artiste cette forme de sincérité et cette voix unique, jugée souvent "criarde" mais qui ne l'est pas. Un timbre particulier empli d'une désinvolture bienfaisante. Désinvolture formant une base de discussion et non "une dictature" diffuse. Il clarifie d'ailleurs les choses part : "N'écoutez pas ces messages que répandent mes fans sur leurs "Facebook" en mon nom, n'écoutez pas les réseaux sociaux et ce qu'ils essayent de vous faire croire à mon sujet. Le véritable dialogue, il est là, ce soir, devant vous, de moi à vous". Il clair qu'au regard des sites de fans, on comprend le message. Souvent, on y retrouve une pelté de gens aux abois, qui soit se prennent pour Damien Saez en s'appropriant chaque mot ou soit, s'imaginent tels des disciples dévoués à un guru ! N'oublions pas que derrière l'étymologie du mot "fan" se cache "fanatique" : et l'on sait où cela peut mener.

Une ambiance particulière.

Les lumières de la salle s'allument et le contraste est étonnant. On est toujours au concert, on est toujours sous fond d'un rock endiablé composé de nouvelles chansons comme "Germaine", "Amour Criminel", "La belle au bois Dormant". Plus loin, il nous ramène à la genèse de son œuvre avec des standards comme "J'veux qu'on baise sur ma tombe". La puissance musicale est au rendez-vous, le public en redemande : l'alchimie fonctionne ! La lumière s'estompe de nouveau pour replonger le public au cœur d'une ambiance plus lourde : une alternance originale qui transcende le tout. La tonalité de la voix monte et descend, comme à son habitude, au fil de prouesses lyriques assez déconcertantes. Au premier départ du groupe après 2h30 de live, certains pensent que c'est fini et s'en vont. Mais ça repart de plus belle. Une heure plus tard, idem. Trente minutes plus tard idem. Il ne reste plus que quelques centaines de personnes, les gradins sont vides, la fosse ¼ pleine, la lumière du Liberté blanchit la salle. Damien revient, seul avec sa guitare, pour offrir aux puristes quelques jolis accords de morceaux, que vous découvrirez si vous restez jusqu'au bout ! Le feeling est fort, l'énergie continue sa route. Le silence prédomine, l'écoute est à son paroxysme.

Derrière le fond, la forme.

Outre le fond, la forme est excellente avec un concert bien harmonisé comme il en existe peu de nos jours. On sait que Damien Saez, malgré les apparences, ne laisse rien au hasard dans sa chorégraphie minimaliste (minimaliste sur cette tournée). On oublie vite le démarrage un peu lent. Dans la longue liste des concerts vus, cela me ramène à la tournée précédente de l'artiste en 2016, à des concerts de Détroit ou plus loin encore d'Alain Bashung. Ce genre de rencontres, assez rares, avec un artiste qui se donne sans compter. Place où le temps ne dure qu'une fraction de seconde parce que c'est tout simplement bon. Quelque chose à des années lumière "des piques régulés" lancés par quelques journalistes rétrogrades. Si on aime le rock, on aimera le concert. C'est indiscutable et ceux qui voudraient expliquer le contraire devront bien s'armer pour prouver l'inverse ! "On peut toujours cracher d'en bas" disait Léo Ferré, Damien Saez, lui, crache d'en haut ! Forcément, ça éclabousse.

Et l'album de novembre 2019 ?

Ne vous y trompez pas, Damien Saez n'a pas dormi pendant 3 ans dans sa "grotte". L'album attendu fin novembre 2019 "Ni Dieu, ni maître", hommage sans aucun doute au titre de Léo Ferré et à la devise anarchiste, contiendra plus de 30 morceaux. Certains sont déjà en ligne à l'écoute et c'est assez prometteur. On ne pourrait, ici, décrypter l'ensemble du plaidoyer et chacun fera son propre bilan. Cependant, l'artiste reste un poète écorché, ce qui le met en marge de la tendance actuelle. Jamais les poètes n'ont été lus, jamais les poètes n'ont été entendus ou trop peu. Par sa musique, il réussi, par un tour de passe-passe, à tirer sur les cordes sensibles de nos âmes. Nos sentiments, pourvus que nous en ayons encore un peu, sont titillés par des mots qui s'échinent à nous porter vers un peu plus d'humanité, de liberté. Une humanité qui nous ramènerait sur terre.

Il est parfois dur de s'entendre dire qu'on est des cons enfermés derrière nos vies virtuelles. Le problème c'est qu'il faudrait être bien con pour ne pas le constater à chaque instant qui passe. Doit-on continuer à foutre en l'air notre monde ? C'est finalement l'une des questions résiduelles, portée par l'artiste ! Le poète, d'une manière générale, n'est de toute façon pas là pour défendre des sujets mais pour porter, au-delà du quotidien, nos esprits vers plus de réflexions. Après, on est d'accord ou pas mais quoiqu'il en soit, Damien Saez sait réactiver le moteur de nos neurones éteints.
par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:25
Forum : Les concerts
Sujet : 13 novembre 2019 @Rennes
Réponses : 1
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13 novembre 2019 @Rennes

Le liberté
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par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:17
Forum : Doit y avoir autre chose
Sujet : La météo de votre âme
Réponses : 278
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La météo de votre âme

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par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:09
Forum : Le support
Sujet : C'est beau
Réponses : 22
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Re: C'est beau

Merci __Marine__ :)
par CellarDoor
25 nov. 2019, 20:08
Forum : Du pain et des jeux
Sujet : Si on tentait l'alaska
Réponses : 2126
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Re: Si on tentait l'alaska

Chine ?
par CellarDoor
25 nov. 2019, 08:47
Forum : Du pain et des jeux
Sujet : Si on tentait l'alaska
Réponses : 2126
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Re: Si on tentait l'alaska

France ?
par CellarDoor
24 nov. 2019, 10:23
Forum : Les concerts
Sujet : 20 novembre 2019 @Marseille
Réponses : 1
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Re: 20 novembre 2019 @Marseille

Concertandco

En voulant écrire cette chronique je réalise que je n'aurais jamais le phrasé aussi beau que celui de Damien Saez. Je n'ai pas la plume aussi fine, la rime aussi belle qui font de lui un artiste au mot juste, au texte engagé et poignant. Je me suis donc demandé si je n'allais pas changer ma façon d'écrire en m'adressant plutôt à toi, Damien, et à toi le public si présent en cette belle soirée.

J'arrive un peu en avance au Dôme et tu es déjà présent devant les grilles à attendre l'heure d'ouverture. Je te vois courir, toi la jeune femme parmi les 5000 fans qui seront présents ce soir, pour être dans les premiers et pouvoir te coller aux barrières au bord de scène et t'approcher de lui, cet homme qui nous a manqué depuis quelques années. C'est un temps long mais un temps nécessaire pour sortir son Manifeste qu'il écrit depuis trois ans.

Je m'avance à mon tour pour pénétrer l'antre de cette salle, qui j'avoue parfois m'effraie par sa qualité sonore, mais là, tes techniciens ont fait une belle prouesse en sonorisant ce lieu. Je m'en suis pris plein les oreilles avec bonheur. Ah oui Damien, je ne te l'ai pas dit mais bien que je t'écoute depuis quelques années, c'est pour moi un dépucelage, une première fois ce soir que de venir te découvrir sur scène.

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Enfin le moment tant attendu, tu entres sur une scène peu éclairée, un verre à la main et une clope allumée, la capuche sur la tête, tu entames sans musique la lecture de Colisée. C'est le début un long concert et je ne m'attendais pas à passer trois heures avec toi public, à dévorer les mots de Damien.

Les morceaux s'enchainent, on te trouve, on te retrouve, toi l'homme, le fils d'une France que tu ne reconnais plus, toi l'artiste, toi le poète. Tu t'étonnes de voir que l'on écoute du rock dans une station balnéaire, comme tu aimes le dire avec humour. Mais du rock on en écoute partout et ce soir c'est un concentré que tu vas nous offrir !

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Et toi, le public, les fans de la première heure, toi qui bouges sur ses chansons, qui lèves le poing sur Marguerite, toi qui te brûles les doigts en allumant ton briquet sur Les enfants du paradis, triste chanson rendant hommage aux victimes du Bataclan, toi qui connais les paroles de ses nouvelles chansons fraîchement sorties, comme Germaine. Putain que je l'aime cette chanson ! J'aime le texte, la montée en puissance qui fait battre le cœur, qui donne envie de crier comme toi, toi qui te lâche, qui te donne dans l'interprétation de tes morceaux.

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Et que dire de tes musiciens ? Des virtuoses ! Tout d'abord ce moment où pour accompagner ce monologue projeté sur un écran, un piano trône sur la scène et deux mains donnent une sensibilité à cet instant. Et je compte tes musiciens... Trois guitaristes, un bassiste, un batteur... et un accordéon. Je suis surpris sans vraiment l'être car dès le début tout s'accorde. Et tu as cette délicatesse de sortir de scène pour la laisser à tes musiciens, qui en prennent vite possession. Quel beau geste que de les mettre en avant ! Ce petit set se termine sur un solo d'accordéon... magnifique.

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Tu es un mec à multifacettes et tu fais du rock avec des instruments qui n'ont pas été fait pour cela. Et tu as toujours ces mots, ce talent de dire les choses... les dernières notes de l'accordéon résonnent encore et tu nous dis "avec ce qu'il passe à la radio, ça fait devenir l'accordéon, de l'art contemporain". Mais comme tu as raison ! Tu ne prends pas souvent la parole mais à chaque fois les mots claquent. Ils sont choisis avec justesse. Damien Saez, tu es un poète des temps modernes. Je ne veux pas tout dévoiler de cette soirée, je veux donner envie à tes fans de venir t'écouter. J'ai compris qu'il ne valait mieux pas afficher la setlist, de laisser la surprise à tes fans qui connaissent ton répertoire par cœur comme Les petits sous, Fils de France, ou encore Je veux qu'on baise sur ma tombe. J'avoue je ne sais plus combien de titres tu nous as interprété ce soir mais peu importe, c'était beau et on aurait bien voulu que cela ne se finisse pas.

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Je ne m'en suis pas rendu compte, il est bientôt minuit. Les lumières de la salle s'allument, il est temps de rentrer. Le spectacle n'est pas fini pour moi, j'ai ta musique dans la tête et dès le lendemain j'ai réécouté tes chansons, comme si je voulais encore y être. Alors oui j'ai aimé ce concert, oui j'ai aimé cette première fois, oui je reviendrai...

Un dernier petit pour un ami qui n'a pas pu venir et qui à la base devait écrire ces mots pour te raconter Damien, raconter la soirée passée avec toi. Tu ne sais pas ce que tu as loupé, putain de soirée !

Suis-je objectif au final ? J'aime ta musique, ton univers, je ne fais que transcrire ce que j'ai ressenti. Damien Saez est un artiste, un poète parmi les plus grands dont il a trouvé l'inspiration alors j'espère t'avoir donné des regrets de ne pas être venu et j'espère t'avoir donné envie de venir. Il reste des dates, déplace-toi, toi le public qui hésiterait encore, et va au plus près de lui, va écouter ce qu'il a à dire.

Merci Damien.

By Kris Tian
par CellarDoor
24 nov. 2019, 10:09
Forum : Du pain et des jeux
Sujet : Si on tentait l'alaska
Réponses : 2126
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Re: Si on tentait l'alaska

"C'est pas l'Pérou ?"
par CellarDoor
23 nov. 2019, 22:10
Forum : 5ème Art
Sujet : Alors la Poésie est venue
Réponses : 130
Vues : 32304

Re: Alors la Poésie est venue

Si tu me olvidas
quiero que sepas
una cosa.

Tú sabes cómo es esto:
si miro
la luna de cristal,la rama roja
del lento otoño en mi ventana,
si toco
junto al fuego
la impalpable ceniza
o el arrugado cuerpo de la leña,
todo me lleva a ti,
como si todo lo que existe,
aromas, luz, metales,
fueran pequeños barcos que navegan
hacia las islas tuyas que me aguardan.

Ahora bien,
si poco a poco dejas de quererme
dejaré de quererte poco a poco.

Si de pronto
me olvidas
no me busques,
que ya te habré olvidado.

Si consideras largo y loco
el viento de banderas
que pasa por mi vida
y te decides
a dejarme a la orilla
del corazón en que tengo raíces,
piensa
que en ese día,
a esa hora
levantaré los brazos
y saldrán mis raíces
a buscar otra tierra.

Pero
si cada día,
cada hora
sientes que a mí estás destinada
con dulzura implacable.
Si cada día sube
una flor a tus labios a buscarme,
ay amor mío, ay mía,
en mí todo ese fuego se repite,
en mí nada se apaga ni se olvida,
mi amor se nutre de tu amor, amada,
y mientras vivas estará en tus brazos
sin salir de los míos.

Neruda

Et sa traduction :

Si tu m'oublies
je veux que tu saches
une chose.

Tu sais ce qu’il en est :
si je regarde
la lune de cristal, la branche rouge
du lent automne de ma fenêtre,
si je touche
près du feu
la cendre impalpable
ou le corps ridé du bois,
tout me mène à toi,
comme si tout ce qui existe,
les arômes, la lumière, les métaux,
étaient de petits bateaux qui naviguent
vers ces îles à toi qui m’attendent.

Cependant,
si peu à peu tu cesses de m’aimer
je cesserai de t’aimer peu à peu.

Si soudain
tu m’oublies
ne me cherche pas,
puisque je t’aurai aussitôt oubliée.

Si tu crois long et fou
le vent de drapeaux
qui traversent ma vie
et tu décides
de me laisser au bord
du cœur où j’ai mes racines,
pense
que ce jour-là,
à cette même heure,
je lèverai les bras
et mes racines sortiront
chercher une autre terre.

Mais
si tous les jours
à chaque heure
tu sens que tu m’es destinée
avec une implacable douceur.
Si tous les jours monte
une fleur à tes lèvres me chercher,
ô mon amour, ô mienne,
en moi tout ce feu se répète,
en moi rien ne s’éteint ni s’oublie,
mon amour se nourrit de ton amour, ma belle,
et durant ta vie il sera entre tes bras
sans s’échapper des miens.
par CellarDoor
23 nov. 2019, 21:26
Forum : Levons la brume
Sujet : Mon Essenine à moi
Réponses : 1
Vues : 1396

Mon Essenine à moi

Un jour de printemps 1915, débarque à Saint-Pétersbourg un jeune paysan grand-russien au visage de chérubin, aux grands yeux bleus, aux boucles d'enfant, au sourire désarmant. Dans la trépidante capitale, aux portes de laquelle gronde la guerre germano-russe et où chacun se hâte, on remarque néanmoins son pas ailé, sa démarche souple et dansante, son allure libre et hardie « qui semble incarner l'infini des steppes et la Russie paysanne en mouvement » comme disait Pierre Pascal. Il a vingt ans, se dit poète et résolu à faire connaître ses vers dans la ville de Pouchkine et de Blok, grand maître ès poésie dont l'appréciation favorable valait alors consécration. Il se nomme Sergueï Essenine.

Son ascension est fulgurante : en quelques mois, le tout-Pétersbourg sous le charme s'arrache déjà le jeune poète en touloupe et bottes de feutre comme surgi de quelque conte russe ; et la parution, un an plus tard, de son premier recueil, Radounitsa, matérialise sa foudroyante entrée en littérature. D'année en année, la popularité d'Essenine ne cesse de grandir en Russie, portée par son chant de la terre russe qui va droit au cœur de chacun, autant que par sa vie tapageuse et son roman tumultueux avec la danseuse américaine Isadora Duncan qui l'entraîne dans son sillage quelque temps en Occident. À son retour en 1923, il est accueilli en triomphe et la police montée mobilisée pour maintenir l'ordre à la soirée que l'on organise à Moscou en son honneur. Et son suicide, un jour de décembre 1925, déclenchera une véritable épidémie de suicides parmi les jeunes poètes.

L'organe du Parti, qui n'a jamais prisé ce trublion, se mobilise désormais pour mettre un terme à ce qu'il appelle « la folie Essenine ». Boukharine, cependant le défenseur des poètes en haut lieu, dénonce avec éclat dans la Pravda qu'il dirige, ce boutefeu et son « cocktail de mâtins, d'icônes, de mômes à nichons, de cierges ardents, de boulaies, de lunes, de chiennes, de Seigneur Dieu et de nécrophilie, tout ceci noyé dans les larmes et les hoquets tragiques d'un ivrogne, tant hooligan que dévot ». L'État soviétique travaille fébrilement à sa construction : il s'agit de célébrer désormais le labeur, la vertu, l'optimisme et l'avenir radieux. Plus question d'éditer Essenine en Russie si ce n'est en version édulcorée à l'usage des écoles. Durant toute l'ère stalinienne, seul le monde du goulag, témoigne l'écrivain Varlam Chalamov, fredonne encore dans les camps la poésie du rebelle, chronique d'une mort annoncée.

Ainsi caracolent puis s'évanouissent ce que le poète lui-même appelle « les heures empoisonnées de la gloire ».

Qui est donc cet Essenine, quasi ignoré en France, et d'où vient qu'au cours d'une vie aussi courte que tourbillonnante, il ait connu ce fabuleux succès en son pays, trouvant grâce auprès de personnalités aussi diverses que poètes érudits et malfrats, paysans ou Trotski ? Car, en ce premier quart du XXe siècle, véritable âge d'or de la poésie, la concurrence est vive entre tant de tempéraments variés : Blok, Maïakovski, andelstam, Akhmatova, Pasternak, Tsvetaïeva, pour ne citer qu'eux.

Si l'on interroge l'auteur sur lui-même en 1915, il répond avec la candeur du « Jongleur de Notre-Dame » dans ce qu'il nomme son « Journal », c'est-à-dire sa poésie :

Je suis un pauvre vagabond.
Par la steppe, avec l'étoile du soir
comme le simandre
je chante Dieu.


Mais quelques années plus tard le ton change et comme s'il s'agissait d'un autre, il va répétant :

Je le suis moi-même, un mufle et un truand ;
j'ai tout du bandit de grands chemins...


De l'éternel adolescent, naïf et sincère, méditatif à ses heures, viscéralement amoureux de la nature, et passionné de lecture, au fêtard de Moscou, « hooligan » et fauteur de scandales suivi de sa bruyante troupe d'adulateurs à la Rogojine, arrogant parfois, provocateur par nature plus que par défi, quel est donc le vrai visage du poète ? En vérité, comme « la cheminée à cheval sur le toit », Essenine est écartelé entre deux vives inclinations : pour la Grande-Russie traditionnelle, jardin de son enfance dont il se dit le gardien et le héraut, et pour la Révolution (telle qu'il l'entend) qu'un bouillant tempérament appelle de ses vœux ; autrement dit entre un passé qu'il chérit et rejette tour à tour au nom d'un présent qui le frustre et le trahit. Exercice d'équilibre périlleux où coexistent rage de vivre et pulsions de mort.

Introduction de la traduction de Journal d'un poète, Essenine.

Son dernier poème (écrit avec son propre sang) :

Au revoir, mon cher ! Au revoir !
Ami, je t'ai dans ma poitrine !
Nous nous quittons; de nous revoir
Un espoir déjà se devine...

Sans mots, sans main serrée, en route !
Ton front, pourquoi le rembrunir?
Pas plus que de vivre, sans doute,
Il n'est pas nouveau de mourir.

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Il a également profondément marqué l'auteur Jim Harrison, qui entretenu une relation épistolaire imaginaire avec Essenine :

à Rose
Je n’ai pas de médailles. Je sens l’absence de leur poids sur ma poitrine. Il y a des années, j’étais ambitieux. Mais il est désormais évident qu’il ne se passera rien. Tous ces poèmes qui m’ont fait léviter à un mètre du sol ne sont pas tant oubliés que tout bonnement jamais lus. Ils ont roulé comme lunes éblouissantes vers une flaque d’eau et s’y sont noyés. Aujourd’hui on ne peut même plus retrouver cette flaque. Je suis pourtant encouragé par la façon dont tu t’es pendu, en me disant que tout ça ne compte pour rien. Toi, le poète fabuleux de la Mère Russie. Néanmoins, aujourd’hui encore, des lycéennes tiennent ton cœur mort, tes poèmes, sur leurs genoux par les brûlants après-midi d’août au bord du fleuve en attendant que leur ami sorte du travail ou que leur amant revienne de l’armée, que leurs chers animaux défunts ressuscitent. Ou qu’on les appelle à dîner. Tu trouves une vie nouvelle sur leurs genoux, tu humes leur parfum de lavande, le nuage de leur chevelure qui t’inonde, tu sens leurs pieds traîner au fil du fleuve, ou caché dans un sac tu te promènes encore au bord de la Neva. Mieux, on t’utilise à contre-emploi tel un bouquet de fleurs pour les convaincre d’ôter leur robe dans un appartement. Regarde ces tuyaux de chauffage près du plafond. La corde.

Lettres à Essenine, Harrison.



Le bonheur disait-il,
C'est une affaire d'agilité
Des mains et de l'esprit.
Les âmes maladroites, on le sait,
Sont malheureuses dans la vie.
Et peu importe que les gestes
Distordus, mensongers
Soient une source de tourments.
Dans les orages et les tempêtes,
Au cœur du quotidien fade et figé,
Dans les plus lourdes des pertes
Et quand la tristesse t'inonde,
Paraître simple et souriant
Est l'art le plus sublime au monde.

Essenine
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par CellarDoor
23 nov. 2019, 17:46
Forum : Bienvenue
Sujet : Portrait chinois
Réponses : 57
Vues : 18416

Re: Portrait chinois

tortillo a écrit : 20 nov. 2019, 21:12 10.Un sentiment ? Mélancolie
boby6 a écrit : 23 nov. 2019, 10:02 10.Un sentiment ? La mélancolie
Angellore a écrit : 23 nov. 2019, 16:34 10.Un sentiment ? La mélancolie
J'aurais dû partir sur 'lesmelancoliques.fr' :D
par CellarDoor
23 nov. 2019, 11:05
Forum : Les concerts
Sujet : 23 novembre 2019 @Grenoble
Réponses : 10
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23 novembre 2019 @Grenoble

Au Summum
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Et juste après Casse-noisette :shock:
par CellarDoor
23 nov. 2019, 09:33
Forum : Le support
Sujet : C'est beau
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Re: C'est beau

boby6 a écrit : 23 nov. 2019, 08:55 Ce topic est parfait, c'est exactement ce que je venais écrire, c'est beau !
Ce forum me drague avec son header géométrique, son nom, ses gens aussi...
Bienvenue boby6, n'hésite pas à venir écrire sur ces murs, il n'y a de sacré ici que les membres.