J'l'aime beaucoup elle
C'est pas grave, qu'ils aillent tous se faire foutre
On fêtera nos retrouvailles quand je serais sous terre au fond d'un trou
Loin des yeux loin du cœur, non plus rien s'conserve
on s'consomme comme des choses ouais ça m'donne la gerbe
Dénaturés tous les rapports sociaux
On s'enferme dans une cage
n'oublie pas on est qu'des animaux
Animés par la soif de vivre
On déclame haut et fort notre rage de libre
Mais combien s'enchaînent à leurs propres vices ?
Y'a des devis à faire, combien coûte nos modes de vies ?
Trop d'made in capitalisme sur la planète des profits
Autocentrés égotiques égocentriques narcissique
Voici l'humanité j'vais pas t'faire toute la liste
Et vu qu'le sort en est ainsi, que les dés sont jetés
666 sur la face du monde, si si si la fin approche
ça oscille entre révolution d'l'esprit et consentement
Mais qu'on s'entende bien, tes idéaux j'les passe à la potence
On veut qu'ça change tous, mais combien agissent
J'parle de moi aussi, pourquoi tu tousses et que tes nerfs s'agitent ?
Ta bonne conscience gicle à ton cerveau t'es trop précoce, t'es
contre l'exploitation des gosses mais t'as le dernier smartphone
J'peux pas rester aphone, tous contradictoires entre nos paroles nos actes
ça fait du rap contestataire mais s'regarde pas en face !
Y'a ceux qui pensent qu'on n'peut plus rien faire
Oublie la portée d'leurs gestes, et quelles valeurs ils servent
Tout est marchandable, la mort a son prix chez les marchands d'armes
Tous complices et compétant ouais pour marcher en crabe
C'est ça l'drame, comment changer un modèle qui gagne ?
J'vois trop de pertes accumulés ouais pour l'appât du gain
On tend tous la patte à servir pour la pêche aux requins
On s'requinque du mieux qu'on peut, combien tisent et s'bousillent le souffle aux spliffs pour oublier le script de nos quotidiens
Quantité d'terriens vivent dans la pauvreté extrême
Pendant qu'les nations riches ont bonnes figures mais qui tient les rennes
Putain, j'ai c'mal incurable en moi, gangrené par paresse
Et contentement qui s'résume à mon compte en banque
Ils rêvent de gang-bang vu que tout peut se vendre
Et que tout peut s'prendre, la dignité des corps les organes des pauvres
Internet fait des nouveaux apôtres,
Algorithmes donne le rythme et accélère la cadence de la discorde dans nos rangs
Nan j'vais pas ranger ma langue mais j'le la mord parfois
Le silence vaut plus que de longs discours
L'inaction est grande et révèle que nous sommes asservis
pris au piège dans la vision binaire de leur matrice
Joue pas au Morpheus si le bleu est ta couleur
Le cœur n'est pas un métamorphe
L'époque un entonnoir pour qu'on avale leurs couleuvres
J'vois rien d'cool dans leurs œuvres,
caritatives est dans la forme mais le fond parfois est un trompe-œil
Si j'trempe ma plume dans une encre amère, c'est qu'un constat mon pote,
J'ai pas la trempe d'une enclume mais j'martèle avant qu'ce siècle emporte
Mes contemporains, contents pour rien, dans cette pente facile à descendre
Plus d'demi-tour une fois passée cette porte
Plus d'demi-tour une fois passée cette porte
Plus d'demi-tour
J'vois trop de pertes accumulées ouais pour l'appât du gain
On tend tous la patte à servir pour leur pêche aux requins
On s'requinque du mieux qu'on peut, combien tisent et s'bousillent le souffle
aux spliffs pour oublier le script de nos quotidiens
Quantité d'terriens vivent dans la pauvreté extrême
Pendant qu'les nations riches ont bonnes figures mais qui tient les rennes
Putain, j'ai c'mal incurable en moi, gangrené par paresse
Et contentement qui s'résume par mon compte en banque
J'vois trop de pertes accumulées ouais pour l'appât du gain
On tend tous la patte à servir pour leur pêche aux requins
On s'requinque du mieux qu'on peut, combien tisent et s'bousillent le souffle
aux spliffs pour oublier le script de nos quotidiens
