""""Monsieur le Président, par pitié, n'ajoutez plus à l'horreur du terrorisme islamiste la menace d'un terrorisme invisible tapi en chacun de nous. Ne nous laissez pas devenir à nos yeux les victimes résignées ni les coupables en puissance d'un Covid Akbar qui, détruisant notre organisme, jaillirait de nos postillons pour attenter à la vie d'autrui. Et, au lieu de nous faire remplir ad vitam aeternam des autorisations de déplacement dérogatoire, donnez-nous simplement la permission de nous soigner.
Car le remède existe. Le traitement mis au point par le Pr Raoult (hydroxychloroquine / azithromycine) a déjà sauvé tant de personnes – je sais de quoi je parle. Même si, se conformant à la « médecine de guerre » que vous aviez implicitement ordonnée, l'infectiologue marseillais s'est contenté de traiter tous les malades, au lieu de donner à certains un placebo pour démontrer, selon les normes administratives, l'efficacité d'un remède qui, visiblement, était flagrante. Seulement, le 27 mai 2020, votre ministre de la Santé a interdit qu'il soit employé pour soigner la Covid. À cause de ses effets secondaires en cas de pathologie cardiaque, que les médecins connaissent et savent très bien gérer depuis soixante-dix ans ? Ou bien parce que ce remède était trop ancien, trop peu coûteux et faisait de l'ombre aux laboratoires pharmaceutiques ? Peut-être convenait-il de laisser le champ libre aux milliards que promettait de rapporter l'élaboration d'un nouveau médicament américain, le remdesivir. Alors, par des études frauduleuses comme celle du Lancet – retirée après coup par le directeur de cette grande revue scientifique, avec ses plus plates excuses –, on a tenté de faire croire que l'hydroxychloroquine était dangereuse et inefficace contre le virus Covid-19.
Aujourd'hui, de vastes méta-analyses « randomisées », comme celles de l'université Yale (Pr Harvey Risch) ou de l'École de médecine de Californie, ont confirmé son efficacité au premier stade de la maladie. Quant à sa non-toxicité, elle est établie dans les conditions de dosage et de durée du protocole Raoult. C'est le remdesivir, en revanche, qui apparaît désormais dénué d'effet thérapeutique et susceptible de provoquer, notamment, de lourdes insuffisances rénales. Sauf que la France en avait déjà acheté 500 000 doses. Alors, le 14 octobre 2020, le ministère de la Santé adresse au personnel hospitalier un Mars. Il ne s'agit pas d'une prime sous forme de spécialité chocolatière, mais d'un message d'alerte rapide sanitaire : les médecins sont invités à écouler gracieusement le stock de remdesivir, c'est-à-dire à administrer un médicament inefficace et dangereux dont, précise la circulaire, « l'autorisation de mise sur le marché pour le traitement de la maladie Covid-19 sera interrompue par l'Agence nationale de sécurité du médicament à compter du 23 octobre. » C'est le motif de la plainte pour mise en danger de la vie d'autrui déposée au pénal par le Pr Raoult à l'encontre de l'ANSM, qui venait de lui refuser une autorisation temporaire d'utilisation pour l'hydroxychloroquine. En résumé : la France interdit l'usage d'un remède efficace sans toxicité, et recommande dans le même temps d'administrer le contraire en connaissance de cause.
(...)
Prouvez que les complotistes ont tort de vous croire manœuvré par des puissances industrielles, pharmaceutiques et autres, qui feraient de vous un mixeur de diktats anxiogènes au service de leurs intérêts. Prouvez-leur qu'un président digne de ce nom est au-dessus des lobbys, comme il est censé être au-dessus des partis. Dissipez, s'il y a lieu, les vilains soupçons de conflits d'intérêts qui pèsent sur certains de vos conseillers scientifiques, depuis les révélations du Pr Perronne (2). Difficile d'y voir clair, dans ces empoignades de médecins qui se crêpent le caducée à longueur de talk-shows… Faites la lumière, Monsieur le Président. Ou faites sauter les fusibles, comme s'y emploient généralement les locataires de l'Élysée. En tout cas, dans notre intérêt comme dans le vôtre, changez radicalement de stratégie face à l'ennemi. Votre conseil scientifique ne vous a pas dit que la peur et le stress, il n'y a rien de tel pour affaiblir les défenses immunitaires qui nous protègent des agressions virales ?
Allez, Monsieur le Président, vous qu'on accuse de gouverner désormais en monarque absolu, face à un Parlement vidé par les jauges sanitaires, montrez-nous que vous êtes toujours l'homme du renouveau, du défi en marche et des solutions audacieuses, l'homme pour lequel jadis nous avons voté. Fort de vos vertus jupitériennes, employez-vous à foudroyer non pas le peuple, mais les puissances financières qui osent s'enrichir des conséquences d'une pandémie lucrative. Nous avons cru en vous, si fort. Nous ne voulons pas que vous laissiez dans l'Histoire l'image injuste que vous collent d'ores et déjà tant de Français broyés, égarés par la détresse et la révolte : celle d'un maréchal Pétain soumis à l'envahisseur Big Pharma. Inspirez-vous au contraire, pour de bon, de ce héros de la France libre dont vous avez pris la pose gaullienne, le jour où vous avez déclaré la guerre au virus. Soyez celui qui délivrera la France du joug de la peur mortifère, de l'impuissance répressive, du fatalisme assassin – bref, de la dictature sanitaire. Il est encore temps. Sinon, d'autres le feront à votre place.""
En entier ci-dessous l'excellente tribune de Didier Wan CAuwelaert
https://www.lepoint.fr/debats/lettre-ou ... 2IA6Sgw8Zk