Peb a écrit : ↑03 juil. 2020, 02:09
La musique relaie l'écriture et l'emmène plus loin que l'écho d'une lecture dans l'esprit.
Note à l'instinct, nouer ses cordes à l'ensemble.
J'reviens vite.
J'ai trouvé l'ensemble
Je n'ai plus l'envie de vous écrire
Je sais qu'elle est déjà partie
Alors je retrouve le fil de mes mémoires
Décousues les temps sont fantasmes
L'amour comme un phasme dans notre solitude
On s'est reconnu dans l'espace
On s'est appris d'autres lieux on se sait l'un l'autre
Atteint de la même souche d'arbre
Tu dessines les mots que tu ne trouves plus
J'écris les dessins que je ne trouves plus
A trop se chercher on finit par se perdre
J'ai ton âge d'avance
Dans quelques lunes cette parole sera vaine
Sang tari des tissus de nos nuits
Sens du tronc commun distendu par nos vies
Parlez vous autres
J'ai retrouvé la prémonition des encres
Prémédité la mort de la laisse qui me tient au verbe
Liés à nous même
Des insectes dans le tout
Qui se sont trouvés là ou ailleurs il y a longtemps
Tombés d'une fourmilière trouée comme la théière de Russell
Alors tu n'es plus seul dans ton vide. Quel bonheur.
Ps en musique alors... en overdose. Comme ce nombril.
Re: L'anorexie des jours ou boulimie des nuits
Publié : 26 août 2020, 05:51
par Peb
Instinct, j't'ai senti
Escales de peaux
Les courbatures des vignes
Tortueuses comme nos colonnes
Re: L'anorexie des jours ou boulimie des nuits
Publié : 27 août 2020, 16:59
par CellarDoor
Peb a écrit : ↑26 août 2020, 05:51
Instinct, j't'ai senti
Escales de peaux
Les courbatures des vignes
Tortueuses comme nos colonnes
Le sang du vain ?
Re: L'anorexie des jours ou boulimie des nuits
Publié : 02 nov. 2020, 10:56
par Peb
Le sens devin
C'est sentir
Début d'mois, les soucis s'allègent quand le compte en banque s'alourdit
Faut dire que l'existence est un équilibre parallèle
Entre la conscience reliée au Tout qui ignore qu'elle est confinée dans une réalité autre, maquillée comme ces femmes derrière la beauté des cosmétiques
Entre le corps qui crie, l'âme qui écrit les cris de l'esprit
Je suis là et ailleurs
Je sais
N'écoute pas mon guide quand je perds la foi, mais sa voix plus forte que la mienne, quelle voie suivre alors
Décrier ce monde et ses aliénations à quoi faire dis ?
On sent tous la merde monter aux nasaux de nos instincts, faut dire que notre maison est entretenu par des marchands de sommeils, alors quoi faudrait rester l’œil fermé à espérer des projections
Matinée de cendres, phœnix dans le larynx
muer sa peau, prier une plume nouvelle pour ce néo-monde qui arrive
Enfant au regard pur
Je sais qu'on retournera à la maison
Si tout ça n'est qu'un jeu sans en connaître les règles
Pour nos mortels corpulences, pour les crépusculaires auxquels on donne chairs
Sur la toile j'compte percer l'opacité
Faire rentrer la lumière
Amour en boulimie, toujours vouloir plus
Émetteur / récepteur
Radiographie de l'invisible dans ma pupille
J'absorbe et régurgite le miel pour d'autres ouvrières de mon chemin