I
Les tribus anciennes dansent à l’aube
Peinture macabre dans tes yeux
T’as le feu grandissant
Sous les lunes de sang
Écoute, c’est le chant du loup blanc
Hurlement dans la nuit, au clair des insomnies
Y’a des sauvageries dans le creux de tes soupirs
J’ai dans mes souvenirs une cascade brûlante
Qui coulait de tes yeux comme un torrent qui chante
Y’a le bruit de la pluie sur un lac en été
Y’a la forêt perdue, lianes de dix mille ans
Entourant les vestiges de mes restes et les tiens
Je suis un arbre creusé, un géant de papier
J’ai l’encre des mots gravés sur mon écorce rouillée
Rien ne lessivera les stries qui me composent
Je saute dans un gouffre, les racines connectées
À six pieds sous terre, je recrache l’humanité
J’ai des glaires d’âmes coincées au travers de ma gorge
Je crois qu’elles ont compris qu’ici l’Enfer est Roi
Y’a un château rêvé pour les princesses sans foi
Et des églises de bois pour mieux brûler Ses lois
Allez Dieu, viens par-là voir comment on t’égorge
C’est la spiritualité des écervelés qui règne
La vente de ton corps qu’on bouffe au dîner
Pain béni pour saucer le vin du Crépuscule
À chaque jour son déclin, viens voir comment on brûle
J’ai la peau cramoisie, parsemée de veines noires
J’entends les meutes au loin affamées de pouvoir
À qui criera plus fort, et plus loin, et plus rien
C’est les silences d’idées, les vides de pensées
Qui envahissent le monde, serpents infectés
Infecteront tes enfants et la plus vieille tribu
Les volcans éteints se mettront à baver
Le feu viendra des pieds, et tu ne pourras voler
Partout où tu iras, la cendre se déposera
Les mers seront grisées, les océans bouillants
Les pluies d’acidités n’éteindront l’Incendie
Du noyau de la Terre jusqu’au Mont le plus haut
S’étendra le Cimetière de l’Ange et du Bourreau.
Chimères
II
Tout était annoncé
Mais sais-tu lire entre les lignes ?
Sais-tu voir les lueurs à l’orée du soir ?
Celles qui dansent comme des fées
Pour enchanter les chemins de signes
Les rêves hurlent quand vient le noir
Oiseaux de nuit brûlant de cantiques
Qui susurrent à ton âme d’anciens rites
Ta peau chauffe, c’est une odeur de chair
Qui envahit le bois d’ondes chimériques
Sous un vieil arbre toi tu t’abrites
De ce qu’il reste de nos éclairs
Les tempêtes ici-bas ne soufflent pourtant plus
Les dernières flammes sont parties au printemps
Dans l’incendiaire des gargouilles blanches
La pierre s'est fêlée et s’est tordue
La fumée a asphyxié nos univers
Il n’y a plus qu’un amas de cendres chaudes
Sur le sol humifère d'un nouveau monde
J’aurais dû mieux calfeutrer la stratosphère
Pour que respire encore la dernière ode
Celle de nos amours qui inondent
Mais les pluies ne sont pas venues éponger
Le brasier du sanctuaire abandonné
Et le feu a pu saisir l’éternité
Le dernier soupir de notre histoire
N’est plus qu’une étendue de terres noires
Tu sais, de glace restera le miroir
Car jamais ne fondent les silences
Car jamais ne fondent les absences
Oui, les exilés des nids de plumes
N’iront jamais au-devant de la Brume
Tout était annoncé
Mais sais-tu lire entre les lignes ?
Sais-tu voir les lueurs à l’orée du soir ?
Celles qui dansent comme des fées
Pour enchanter les chemins de signes
Les rêves hurlent quand vient le noir
Oiseaux de nuit brûlant de cantiques
Qui susurrent à ton âme d’anciens rites
Ta peau chauffe, c’est une odeur de chair
Qui envahit le bois d’ondes chimériques
Sous un vieil arbre toi tu t’abrites
De ce qu’il reste de nos éclairs
Les tempêtes ici-bas ne soufflent pourtant plus
Les dernières flammes sont parties au printemps
Dans l’incendiaire des gargouilles blanches
La pierre s'est fêlée et s’est tordue
La fumée a asphyxié nos univers
Il n’y a plus qu’un amas de cendres chaudes
Sur le sol humifère d'un nouveau monde
J’aurais dû mieux calfeutrer la stratosphère
Pour que respire encore la dernière ode
Celle de nos amours qui inondent
Mais les pluies ne sont pas venues éponger
Le brasier du sanctuaire abandonné
Et le feu a pu saisir l’éternité
Le dernier soupir de notre histoire
N’est plus qu’une étendue de terres noires
Tu sais, de glace restera le miroir
Car jamais ne fondent les silences
Car jamais ne fondent les absences
Oui, les exilés des nids de plumes
N’iront jamais au-devant de la Brume
III
Elle a les yeux qui pissent sanglots
Les yeux de rivières qui débordent
Sur toutes les rives mon agneau
Elle noie les terres miséricordes
Elle a la rage ma sœur d’alpage
À faire la mer dans les montagnes
Ses pluies détrempant le pâturage
Qui jouait le rôle de notre bagne
Elle met des masques ma téméraire
Pour qu’on voie louve plus que brebis
Elle crée des mondes imaginaires
Pour m’emporter dans ses rêveries
Elle se fait des ailes en pétales
D’orchidées ou de roses des vents
Elle y colle des plumes d’opale
Pour s’envoler vers le firmament
Ma sœur, mon âme, mon amour en flammes
Lionne déchirant la Voie lactée
Quand au couchant elle devient la lame
Qui tranche mon cœur comme un baiser
J’ai les torrides au bout des doigts
De la poésie coulant de ses lèvres
Quand elle m’embrasse, qu’elle me foudroie
Qu’elle me transperce puis qu’elle m’enfièvre
J’ai le corps combustible à ses yeux
De reine perdue dans les cosmos
De celles qui ont plus qu’un vieux feu
Pour faire que les souhaits s’exhaussent
C’est celle qui allume les étoiles
Quand il n’y a plus d’ancres au port
Quand le vent s’est éteint dans les voiles
C’est celle qui féconde l’aurore
Et son souffle plus doux qu’une étreinte
Quand sur ma gorge nue elle s’incline
Plus innocente qu’une vierge enceinte
Elle qui porte celle qu’on nous destine
Et son souffle comme des caresses
Qui me raccroche à cet horizon
Qui se dessine dans sa tendresse
Ma sœur, mon âme, oui toi mon démon
Toi qui des Enfers as fait les Cieux
Toi qui as retrouvé le radeau
Toi qui n’as jamais cru à l’adieu
Restes pour toujours oui mon Bourreau
Elle a les yeux qui pissent sanglots
Les yeux de rivières qui débordent
Sur toutes les rives mon agneau
Elle noie les terres miséricordes
Elle a la rage ma sœur d’alpage
À faire la mer dans les montagnes
Ses pluies détrempant le pâturage
Qui jouait le rôle de notre bagne
Elle met des masques ma téméraire
Pour qu’on voie louve plus que brebis
Elle crée des mondes imaginaires
Pour m’emporter dans ses rêveries
Elle se fait des ailes en pétales
D’orchidées ou de roses des vents
Elle y colle des plumes d’opale
Pour s’envoler vers le firmament
Ma sœur, mon âme, mon amour en flammes
Lionne déchirant la Voie lactée
Quand au couchant elle devient la lame
Qui tranche mon cœur comme un baiser
J’ai les torrides au bout des doigts
De la poésie coulant de ses lèvres
Quand elle m’embrasse, qu’elle me foudroie
Qu’elle me transperce puis qu’elle m’enfièvre
J’ai le corps combustible à ses yeux
De reine perdue dans les cosmos
De celles qui ont plus qu’un vieux feu
Pour faire que les souhaits s’exhaussent
C’est celle qui allume les étoiles
Quand il n’y a plus d’ancres au port
Quand le vent s’est éteint dans les voiles
C’est celle qui féconde l’aurore
Et son souffle plus doux qu’une étreinte
Quand sur ma gorge nue elle s’incline
Plus innocente qu’une vierge enceinte
Elle qui porte celle qu’on nous destine
Et son souffle comme des caresses
Qui me raccroche à cet horizon
Qui se dessine dans sa tendresse
Ma sœur, mon âme, oui toi mon démon
Toi qui des Enfers as fait les Cieux
Toi qui as retrouvé le radeau
Toi qui n’as jamais cru à l’adieu
Restes pour toujours oui mon Bourreau
IV
Nous avions des rêves
Ces instants hallucinés qu’on avait pris pour des chemins
Ces routes mal gravées à travers les constellations oubliées
Je crois qu’on a gravi l’éternité sur une montagne d’airain
À s’en faire saigner les mains
Nous avions nos larmes
Pour laver les péchés qui constituaient nos âmes
Mais si souillées elles étaient que nous sommes restés déchus
Nous ces dieux, ces anges du néant surnommés bêtes infâmes
Nous n’avions plus que des flammes
Pour incendier la Terre
Pour incendier cet univers qui nous avait vomi
Nous n’étions rien et pourtant tout
Nous les combattants de l’Apocalypse endormie
Réveillés à en brûler les nuits
Les crocs relevés comme des loups enragés
Nous avions mordu nos chimères à s’en évanouir
Le sang noir teintant nos étendards
Nous voilà comme une meute prête à périr
Sur le sein de notre avenir
Nous avions des rêves
Je crois
Nous avions des rêves et puis la soif
De boire toujours aux creux des lacs bleus
L’onde perpétuelle de nos espoirs
Qui devait juste nous rendre heureux
À deux
Nous avions la danse sur les ponts de bois
Celle qui transcende les tremblements
De nos corps gelés par l’éternel hiver
Nos luttes face aux vagues de désenchantements
Les pieds saignants
Nous continuons la marche devenue errance
Au gré des sous-bois et des sentiers abandonnés
Nous voilà face aux ruines du palais de Cnossos
Les mythes eux-mêmes se sont calcinés
Dans le labyrinthe des pensées
Et désormais rampants sur nos bras écorchés
Par les ronces et les rosiers tapissant la boue
Qui recouvre nos chairs meurtries
Nous tentons de nous exiler loin des fous
Vers les Champs d’Ialou
Retrouver des royaumes de lins blancs
Des terres de blés dans les étés infinis
Des étendues de sycomores d’or
Nous avions des rêves d’utopie
Et puis je crois encore de vie
Nous avions des rêves
Souviens-toi
Nous avions des rêves
Je crois
Nous avions des rêves
Ces instants hallucinés qu’on avait pris pour des chemins
Ces routes mal gravées à travers les constellations oubliées
Je crois qu’on a gravi l’éternité sur une montagne d’airain
À s’en faire saigner les mains
Nous avions nos larmes
Pour laver les péchés qui constituaient nos âmes
Mais si souillées elles étaient que nous sommes restés déchus
Nous ces dieux, ces anges du néant surnommés bêtes infâmes
Nous n’avions plus que des flammes
Pour incendier la Terre
Pour incendier cet univers qui nous avait vomi
Nous n’étions rien et pourtant tout
Nous les combattants de l’Apocalypse endormie
Réveillés à en brûler les nuits
Les crocs relevés comme des loups enragés
Nous avions mordu nos chimères à s’en évanouir
Le sang noir teintant nos étendards
Nous voilà comme une meute prête à périr
Sur le sein de notre avenir
Nous avions des rêves
Je crois
Nous avions des rêves et puis la soif
De boire toujours aux creux des lacs bleus
L’onde perpétuelle de nos espoirs
Qui devait juste nous rendre heureux
À deux
Nous avions la danse sur les ponts de bois
Celle qui transcende les tremblements
De nos corps gelés par l’éternel hiver
Nos luttes face aux vagues de désenchantements
Les pieds saignants
Nous continuons la marche devenue errance
Au gré des sous-bois et des sentiers abandonnés
Nous voilà face aux ruines du palais de Cnossos
Les mythes eux-mêmes se sont calcinés
Dans le labyrinthe des pensées
Et désormais rampants sur nos bras écorchés
Par les ronces et les rosiers tapissant la boue
Qui recouvre nos chairs meurtries
Nous tentons de nous exiler loin des fous
Vers les Champs d’Ialou
Retrouver des royaumes de lins blancs
Des terres de blés dans les étés infinis
Des étendues de sycomores d’or
Nous avions des rêves d’utopie
Et puis je crois encore de vie
Nous avions des rêves
Souviens-toi
Nous avions des rêves
Je crois
V
Le jour ne se lève pas ce matin
C’est un jour de pluies grises
Les gouttes ruissellent en venin
Sur les murs de l’église
Infiltrant dans la pierre
La danse mélancolique
C’est un poison d’hiver
À l’arrière-goût de tragique
J’ai sur mes papilles
Le suc de notre histoire
Je la sens qui vacille
À chaque nouvel espoir
Il y a sur nos têtes un balancier géant
Rythmant de tout son poids
L’arrivée du Printemps
Entends-tu son pavois
Qui se fêle peu à peu
Sous les neiges trop lourdes
Pour les cœurs amoureux
Et leurs romances sourdes
J’ai au creux des pupilles
Le sel de nos manèges
Qui a fait que l’iris brille
Quand nos désirs s’agrègent
Je chanterai ton âme
Et ton cœur de rêveur
Dans toutes les gammes
À la lune des heures
J’irai sur les saules
Qui pleurent dans les ruisseaux
Roucouler comme on miaule
Pour mouiller nos bateaux
À faire chavirer l’ode
Écrite pour nos sillons
Sur des eaux bien trop chaudes
Pour éteindre nos passions
J’ai dans ma mélodie
Des combats de murmures
Qui frappent dans les nuits
Les mots qu’on se susurre
J’irai sur la banquise
Bercer mes ailes bleues
Pour enfanter les brises
Qui caresseront tes yeux
Et mon plumage humide
Sèchera à ton ombre
Quand viendront les acides
M’arroser de leur sombre
Et si parfois j’égare
Oui mes plumes dans d’autres songes
Tu le sais ton regard
Me raccrochera à notre longe
Car il revient toujours
L’oiseau bleu à son nid
Pour faire de nos amours
Le duvet de son lit
Le jour ne se lève pas ce matin
C’est un jour de pluies grises
Les gouttes ruissellent en venin
Sur les murs de l’église
Infiltrant dans la pierre
La danse mélancolique
C’est un poison d’hiver
À l’arrière-goût de tragique
J’ai sur mes papilles
Le suc de notre histoire
Je la sens qui vacille
À chaque nouvel espoir
Il y a sur nos têtes un balancier géant
Rythmant de tout son poids
L’arrivée du Printemps
Entends-tu son pavois
Qui se fêle peu à peu
Sous les neiges trop lourdes
Pour les cœurs amoureux
Et leurs romances sourdes
J’ai au creux des pupilles
Le sel de nos manèges
Qui a fait que l’iris brille
Quand nos désirs s’agrègent
Je chanterai ton âme
Et ton cœur de rêveur
Dans toutes les gammes
À la lune des heures
J’irai sur les saules
Qui pleurent dans les ruisseaux
Roucouler comme on miaule
Pour mouiller nos bateaux
À faire chavirer l’ode
Écrite pour nos sillons
Sur des eaux bien trop chaudes
Pour éteindre nos passions
J’ai dans ma mélodie
Des combats de murmures
Qui frappent dans les nuits
Les mots qu’on se susurre
J’irai sur la banquise
Bercer mes ailes bleues
Pour enfanter les brises
Qui caresseront tes yeux
Et mon plumage humide
Sèchera à ton ombre
Quand viendront les acides
M’arroser de leur sombre
Et si parfois j’égare
Oui mes plumes dans d’autres songes
Tu le sais ton regard
Me raccrochera à notre longe
Car il revient toujours
L’oiseau bleu à son nid
Pour faire de nos amours
Le duvet de son lit
VI
Aux pieds des millénaires, je porte des mélopées sur mes ailes
Souviens-toi de nos hémorragies qu’on avait cru réelles
Il n’y a pourtant ici que des chimères, des monstres de tromperies
Un théâtre de papier et de mots susurrés
Quel masque as-tu mis aujourd’hui ?
Celui des amours ou des tristes dégoûts ?
Les jeux de nos passions qui passent les saisons
Auront-ils raison de nos aliénations ?
L’amour est une névrose pardonnée
Il s’avère que la guerrière n’est pas assez armée
J’ai soif de ton ombre et faim de ta lumière
Ne nourris pas les pixels de mes artères
Car ma bouche est visible et l’ivresse possible
Mon cœur est enflammé à ta Réalité
Un pas sur l’échiquier et la reine est à toi
Stratège des jeux ardents à qui y croit
Derrière le rideau, dis, est-ce que tu viendras ?
Aux pieds des millénaires, je porte des mélopées sur mes ailes
Souviens-toi de nos hémorragies qu’on avait cru réelles
Il n’y a pourtant ici que des chimères, des monstres de tromperies
Un théâtre de papier et de mots susurrés
Quel masque as-tu mis aujourd’hui ?
Celui des amours ou des tristes dégoûts ?
Les jeux de nos passions qui passent les saisons
Auront-ils raison de nos aliénations ?
L’amour est une névrose pardonnée
Il s’avère que la guerrière n’est pas assez armée
J’ai soif de ton ombre et faim de ta lumière
Ne nourris pas les pixels de mes artères
Car ma bouche est visible et l’ivresse possible
Mon cœur est enflammé à ta Réalité
Un pas sur l’échiquier et la reine est à toi
Stratège des jeux ardents à qui y croit
Derrière le rideau, dis, est-ce que tu viendras ?
VII
Je plonge dans les gouffres bleus
Jusqu’aux coquilles fêlées de tes yeux
Les épaves noyées dans l’iris
J’ai vu tes bateaux dans ces abysses
Des morceaux de bois couverts de coraux
Il y a des requins qui rodent sur leur peau
Je me cache dans les profondeurs
J’esquive vers un creux sans lueur
Je découvre des étoiles qui ne brillent plus
Des astres éteints dans l’inconnu
Je nage entre les restes de météores
Qui se sont perdus dans ces flots morts
Il y a des falaises de dix-mille pieds
Qui forment une route toute tracée
Je suis à la recherche de la sortie
Celle qui mène, je crois, aux infinis
Aux soleils qui incendient nos cœurs
Pour les faire battre toujours en chœur
J’ai la foi au bout des doigts
Pour espérer toucher la courroie
Qui me raccrochera à notre empire
D’étoiles et de lunes qu’on faisait fleurir
Quand nous étions à jeter les mots
Dans des bouteilles et puis dans l’eau
J’arrive au bout de la crevasse
Je crois bien qu’elle donne sur une paillasse
Faite de laine d’or et de coton de jade
Un lit pour les amours échappés des cages
Ces libertés aux ailes d’argent
Qui un matin se sont éclipsées du néant
Je vois au loin des scintillements
Les libellules du firmament
Celles qu’on prenait pour des lucioles
Quand elles étaient fées des envols
Je me suis figée dans le froid stellaire
Pour regarder danser l’étoile Polaire
Aux constellations de nos pulsations
Dis, vois-tu en bas s’iriser ma passion ?
Je plonge dans les gouffres bleus
Jusqu’aux coquilles fêlées de tes yeux
Les épaves noyées dans l’iris
J’ai vu tes bateaux dans ces abysses
Des morceaux de bois couverts de coraux
Il y a des requins qui rodent sur leur peau
Je me cache dans les profondeurs
J’esquive vers un creux sans lueur
Je découvre des étoiles qui ne brillent plus
Des astres éteints dans l’inconnu
Je nage entre les restes de météores
Qui se sont perdus dans ces flots morts
Il y a des falaises de dix-mille pieds
Qui forment une route toute tracée
Je suis à la recherche de la sortie
Celle qui mène, je crois, aux infinis
Aux soleils qui incendient nos cœurs
Pour les faire battre toujours en chœur
J’ai la foi au bout des doigts
Pour espérer toucher la courroie
Qui me raccrochera à notre empire
D’étoiles et de lunes qu’on faisait fleurir
Quand nous étions à jeter les mots
Dans des bouteilles et puis dans l’eau
J’arrive au bout de la crevasse
Je crois bien qu’elle donne sur une paillasse
Faite de laine d’or et de coton de jade
Un lit pour les amours échappés des cages
Ces libertés aux ailes d’argent
Qui un matin se sont éclipsées du néant
Je vois au loin des scintillements
Les libellules du firmament
Celles qu’on prenait pour des lucioles
Quand elles étaient fées des envols
Je me suis figée dans le froid stellaire
Pour regarder danser l’étoile Polaire
Aux constellations de nos pulsations
Dis, vois-tu en bas s’iriser ma passion ?
VIII
Je suis la mort posée sur les rochers blancs
J’attends comme une sirène sans chant
Le bateau traversant les rives noires
L’épave sans marin qui vogue au soir
Je frissonne des eaux gelées sur ma peau
J’ai le ruissellement de ces gouttes d’eau
Qui glissent plus acérées que des couteaux
Sur ma chair faite d’écailles et de joyaux
Je m’endors au vent des utopies
Je rêve de ballons et d’infinis
D’envol dans le creux de la nuit
Pour aller toucher des doigts des galaxies
Je lance ma faux au fond des flots
Pour qu’elle fauche les fardeaux
Toujours échoués dans nos ruisseaux
Calfeutrés dans nos caveaux
Je regarde les vagues qui se marient
Aux remparts des châteaux de pluies
Comme les tempêtes épousent les cris
Et les mouettes deviennent rubis
Je suis la mort en testament
Je n’ai que de l’encre dans le sang
Pour verser sur tes espoirs
Les mots d’amour de ta Moire
Je suis la mort posée sur les rochers blancs
J’attends comme une sirène sans chant
Le bateau traversant les rives noires
L’épave sans marin qui vogue au soir
Je frissonne des eaux gelées sur ma peau
J’ai le ruissellement de ces gouttes d’eau
Qui glissent plus acérées que des couteaux
Sur ma chair faite d’écailles et de joyaux
Je m’endors au vent des utopies
Je rêve de ballons et d’infinis
D’envol dans le creux de la nuit
Pour aller toucher des doigts des galaxies
Je lance ma faux au fond des flots
Pour qu’elle fauche les fardeaux
Toujours échoués dans nos ruisseaux
Calfeutrés dans nos caveaux
Je regarde les vagues qui se marient
Aux remparts des châteaux de pluies
Comme les tempêtes épousent les cris
Et les mouettes deviennent rubis
Je suis la mort en testament
Je n’ai que de l’encre dans le sang
Pour verser sur tes espoirs
Les mots d’amour de ta Moire
Très beau texte que celui-ci, très visuel!Charlotte a écrit : ↑10 déc. 2019, 22:40 VIII
Je suis la mort posée sur les rochers blancs
J’attends comme une sirène sans chant
Le bateau traversant les rives noires
L’épave sans marin qui vogue au soir
Je frissonne des eaux gelées sur ma peau
J’ai le ruissellement de ces gouttes d’eau
Qui glissent plus acérées que des couteaux
Sur ma chair faite d’écailles et de joyaux
Je m’endors au vent des utopies
Je rêve de ballons et d’infinis
D’envol dans le creux de la nuit
Pour aller toucher des doigts des galaxies
Je lance ma faux au fond des flots
Pour qu’elle fauche les fardeaux
Toujours échoués dans nos ruisseaux
Calfeutrés dans nos caveaux
Je regarde les vagues qui se marient
Aux remparts des châteaux de pluies
Comme les tempêtes épousent les cris
Et les mouettes deviennent rubis
Je suis la mort en testament
Je n’ai que de l’encre dans le sang
Pour verser sur tes espoirs
Les mots d’amour de ta Moire
IX
Réchappé des assauts des dieux qu’il a bafoué
Le combattant en sang revient coiffé de plumes
Couronne des vaillants qui ont bravé la Brume
Plus noire que le Styx est la coiffe sacrée
À l’un de ses bras pend un bouclier fêlé
C’est une empreinte laissée par l’éclair d’un dieu
Qui sous l’affront de l’homme est devenu furieux
Au point de déverser sa rage pour le tuer
Le guerrier courageux était assez agile
Pour ne pas y laisser un éclat de son âme
Et vit sous le tonnerre son pavois en flamme
Semblable aux présages d’une antique sibylle
L’homme sauf et confiant s’en alla comme un loup
Gravir les pentes du mont qui abritait les pères
Pour atteindre en un bond la cime vers l’éther
Et ravager ces lieux de son fer et courroux
Il vola aux divins les poussières des destins
Pour mélanger à sa chair meurtrie l’Invisible
Et faire naître un corbeau au rebord du visible
L’oiseau de son plumage créa un souverain
L’homme était roi de l’Ombre, consacré des ailes
Couronné des obscurs, maculé des ardents
De ce feu qui brûlait dans l’Empyrée mourant
L’homme était roi du Ciel, désormais immortel
Et mariant les abysses aux opalescents
Le seigneur sanglant entama en un croassement
Le règne du Grand Corbeau, phénix renaissant
Apocalypse augurée, sauveuse du Néant.
Réchappé des assauts des dieux qu’il a bafoué
Le combattant en sang revient coiffé de plumes
Couronne des vaillants qui ont bravé la Brume
Plus noire que le Styx est la coiffe sacrée
À l’un de ses bras pend un bouclier fêlé
C’est une empreinte laissée par l’éclair d’un dieu
Qui sous l’affront de l’homme est devenu furieux
Au point de déverser sa rage pour le tuer
Le guerrier courageux était assez agile
Pour ne pas y laisser un éclat de son âme
Et vit sous le tonnerre son pavois en flamme
Semblable aux présages d’une antique sibylle
L’homme sauf et confiant s’en alla comme un loup
Gravir les pentes du mont qui abritait les pères
Pour atteindre en un bond la cime vers l’éther
Et ravager ces lieux de son fer et courroux
Il vola aux divins les poussières des destins
Pour mélanger à sa chair meurtrie l’Invisible
Et faire naître un corbeau au rebord du visible
L’oiseau de son plumage créa un souverain
L’homme était roi de l’Ombre, consacré des ailes
Couronné des obscurs, maculé des ardents
De ce feu qui brûlait dans l’Empyrée mourant
L’homme était roi du Ciel, désormais immortel
Et mariant les abysses aux opalescents
Le seigneur sanglant entama en un croassement
Le règne du Grand Corbeau, phénix renaissant
Apocalypse augurée, sauveuse du Néant.
__________________X
Je suis celle qui danse au firmament de ton âme
_J'ai la beauté des reines et le regard des peines
__Ma bouche est un gouffre où s'enfoncent tes cris
___Quand du silence obscur ne sort plus qu'un soupir
____C'est l'ultime souffle d'un bâillement résilient
_____Qui de ta chair offerte fait l'emprisonnement
______Je suis celle que l'antique a oublié d'éteindre
_______ Immortelle sur les terres cendrées par le passé
________J'ai le présent aux doigts et l'avenir aux pupilles
_________Quand je pleure, c'est toi qui pleures un peu aussi
__________J'ai le fil rouge au cœur fait de nœuds et de pluies
___________ J'ai le fil rouge au cœur qui dans le vent s'enfuit
_____________Valsant comme un amant avec les infinis
______________Je suis celle qui marche sur l'ombre de ta peau
_______________ La silhouette dans ton dos qui grandit dans la nuit
_________________Ne te retourne pas tu ne me verras pas
__________________Je suis les invisibles aux portes du tangible
__________________Je porte des étoiles, des poussières de lumière
_________________Comme une robe trop grande, je porte tes univers
________________Je brille dans les cieux quand les noirs font tes yeux
_______________Pour éclairer un peu de rouge tes chagrins
_____________Je suis l'ange qui vole comme un oiseau blessé
____________J'ai l'aile perforée par nos amours oubliés
___________Ceux-là qui déterrés ne savent plus respirer
__________Je suis celle qui danse à la lune et au diable
_________Sorcière de tes fantasmes quand viennent les rêves du sable
________Le marchand est tombé dans son sac au coucher
_______Et moi je danse au feu pour le réveiller
______D'un baiser ou d'un pieu sur les contours du jour
_____L'aube bleue a flambé, des foudres sont tombées
____Magicienne perdue sur les plages de nos vies
__Je suis celle qui lance sur ton destin les sorts
_Pour que ta main lointaine se serre dans la mienne
Et qu'à jamais à deux nous dansions sur nos cieux
Je suis celle qui danse au firmament de ton âme
_J'ai la beauté des reines et le regard des peines
__Ma bouche est un gouffre où s'enfoncent tes cris
___Quand du silence obscur ne sort plus qu'un soupir
____C'est l'ultime souffle d'un bâillement résilient
_____Qui de ta chair offerte fait l'emprisonnement
______Je suis celle que l'antique a oublié d'éteindre
_______ Immortelle sur les terres cendrées par le passé
________J'ai le présent aux doigts et l'avenir aux pupilles
_________Quand je pleure, c'est toi qui pleures un peu aussi
__________J'ai le fil rouge au cœur fait de nœuds et de pluies
___________ J'ai le fil rouge au cœur qui dans le vent s'enfuit
_____________Valsant comme un amant avec les infinis
______________Je suis celle qui marche sur l'ombre de ta peau
_______________ La silhouette dans ton dos qui grandit dans la nuit
_________________Ne te retourne pas tu ne me verras pas
__________________Je suis les invisibles aux portes du tangible
__________________Je porte des étoiles, des poussières de lumière
_________________Comme une robe trop grande, je porte tes univers
________________Je brille dans les cieux quand les noirs font tes yeux
_______________Pour éclairer un peu de rouge tes chagrins
_____________Je suis l'ange qui vole comme un oiseau blessé
____________J'ai l'aile perforée par nos amours oubliés
___________Ceux-là qui déterrés ne savent plus respirer
__________Je suis celle qui danse à la lune et au diable
_________Sorcière de tes fantasmes quand viennent les rêves du sable
________Le marchand est tombé dans son sac au coucher
_______Et moi je danse au feu pour le réveiller
______D'un baiser ou d'un pieu sur les contours du jour
_____L'aube bleue a flambé, des foudres sont tombées
____Magicienne perdue sur les plages de nos vies
__Je suis celle qui lance sur ton destin les sorts
_Pour que ta main lointaine se serre dans la mienne
Et qu'à jamais à deux nous dansions sur nos cieux
XI
Il ramasse des fleurs le cueilleur de bonheur
Il cherche celle unique qui lui frappera le cœur
Le ramasseur d'aurores, l'amoureux des chimères
Il ramasse encore pour y trouver la mer
À trop vider les champs il a fait un désert
Et un jour le printemps a recouvert l'hiver
Elles n'ont pas de pétales, elles sont roses du sable
Elles font de leur cristal toutes les terres arables
Roses figées déposées, le cueilleur a ramassé
Sur le sol au coucher une rose sablée
Alors il observa la fleur immaculée
Et doucement penché entendit l'onde coulée
Courant des mers d'étoiles, sous les rayons de lune
Il abrita sa rose et courut dans les dunes
Pour atteindre le rebord de son erg de fortune
Et la fleur de rocher fit alors une lagune
Il ramasse à présent les gouttes d'un océan
Il nage maintenant dans son désert d'antan
Et dans les eaux limpides il construit un palais
À sa rose qui fit qu'un jour oui l'Amour naît.
Il ramasse des fleurs le cueilleur de bonheur
Il cherche celle unique qui lui frappera le cœur
Le ramasseur d'aurores, l'amoureux des chimères
Il ramasse encore pour y trouver la mer
À trop vider les champs il a fait un désert
Et un jour le printemps a recouvert l'hiver
Elles n'ont pas de pétales, elles sont roses du sable
Elles font de leur cristal toutes les terres arables
Roses figées déposées, le cueilleur a ramassé
Sur le sol au coucher une rose sablée
Alors il observa la fleur immaculée
Et doucement penché entendit l'onde coulée
Courant des mers d'étoiles, sous les rayons de lune
Il abrita sa rose et courut dans les dunes
Pour atteindre le rebord de son erg de fortune
Et la fleur de rocher fit alors une lagune
Il ramasse à présent les gouttes d'un océan
Il nage maintenant dans son désert d'antan
Et dans les eaux limpides il construit un palais
À sa rose qui fit qu'un jour oui l'Amour naît.
XII
Voilà qu’il arrivera bientôt l’oiseau en missive blanche
Colombe au plumage de fourrure, l’oiseau du cœur errance
Il volera, volera aux soupirs des destinées recouvrées
Volatile aux ailes fragiles, empennage de papier
Messager retirant les feuilles mortes de son bec printemps
Pour picorer le sable des plages réchauffées de l’ardent
Soleil rouge au couchant faisant naître l’aurore iridescente
Morte ressuscitée dans les vapeurs d’encres évanescentes
Éphémère coursier, l’oiseau disparaitra soudainement
Équarri dans la lumière de Râ comme un rayonnement
Éclairant de son sang un océan de galaxies lointaines
Quasar étincelant dans les cieux, lumière d’étoiles reines
Si son spectre enflamme tes yeux comme un univers qui s’éveille
Et si ton âme vibre aux battements de l’oiseau des merveilles
Alors les danses des trous noirs feront jaillir le combustible
Qui embrasera notre amour aux liaisons de l’Invisible
Voilà qu’il arrivera bientôt l’oiseau en missive blanche
Colombe au plumage de fourrure, l’oiseau du cœur errance
Il volera, volera aux soupirs des destinées recouvrées
Volatile aux ailes fragiles, empennage de papier
Messager retirant les feuilles mortes de son bec printemps
Pour picorer le sable des plages réchauffées de l’ardent
Soleil rouge au couchant faisant naître l’aurore iridescente
Morte ressuscitée dans les vapeurs d’encres évanescentes
Éphémère coursier, l’oiseau disparaitra soudainement
Équarri dans la lumière de Râ comme un rayonnement
Éclairant de son sang un océan de galaxies lointaines
Quasar étincelant dans les cieux, lumière d’étoiles reines
Si son spectre enflamme tes yeux comme un univers qui s’éveille
Et si ton âme vibre aux battements de l’oiseau des merveilles
Alors les danses des trous noirs feront jaillir le combustible
Qui embrasera notre amour aux liaisons de l’Invisible
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